Alors, un mois après ?



Un mois après et toujours la maison sur le dos…

Difficile d’atterrir après un si long voyage. Profiter de la famille, des amis, reprendre mes activités favorites (escalade et ski), terminer les derniers reportages, planifier la phase retour, rédiger un cv, s’inscrire à Pôle emploi, rendre visite au service « maladies tropicales » du CHU d’Orléans la Source…

Pas de quoi s’embêter donc, je suis toujours à droite et à gauche, le sac sur le dos, en train, en voiture, en stop… mais plus à vélo ! La selle me manque-t-elle ? Pas pour l’instant, même si en rangeant les reliques de mon vélo ou en regardant quelques photos, je me remets à rêver à d’autres aventures…


Les potes, la neige, le ciel bleu : pas facile le retour...

Tanguy

Ps : petite annonce ! Ingénieur hydraulique/Environnement ex cyclistetourdumondiste cherche emploi dans les régions Rhône Alpes, Paca et autres…


Traitement de choc

Un mois déjà. Entre quelques jours de vacances en Italie, les allers-retours à l’Institut Pasteur et toutes les paperasses à droite à gauche, je n’ai pas vu le temps passer. « Blastocysitis hominis », c’est le nom du clandestin que j’ai ramené d’Inde et qui m’a causé ce gros coup de fatigue et ces diarrhées qui ont précédé et suivi le jour du retour.

Mais à peine le temps de le détecter qu’il serait déjà reparti et moi rétabli. Du coup pas de traitement pour le moment. Sinon Paris, le métro, l’appart de 20 mètres carré, les retrouvailles petit à petit avec tout le monde : OUI je m’y fais très bien et NON le vélo ne me manque pas.

Mais quand Camille me lance : « et pour cet été : l’Irlande à vélo, comme l’Ecosse en tandem il y a deux ans, ça te dirait ? ». Où j’ai mis mon duvet déjà…

Loïc


quatre jours de vacances en Italie chez Céline, une de nos plus fidèles lectrices. Eh oui j’ai pris des vacances après 10 mois de voyage, « quel culot ! »

PS : Jeune urbaniste ayant travaillé un an en tant que chargé de mission rénovation urbaine en région parisienne en 2008 cherche de nouveau travail dans même domaine, même région.


La vie parisienne ça a du bon !

Mais où est donc cette déprime de retour tant annoncée ? Beaucoup de gens nous avaient mis en garde et j’appréhendais. Finalement, le bon lit le soir, la douche chaude, la copine, la vie en France ça a du bon ! On s’y refait très bien. Résultat, le temps passe vite. Installation dans l’appartement, soirées avec amis et famille, visites de Paris, cours de math, week-end à Barcelone, organisation de la phase retour Dynamo et voilà, ça fait un mois.

En ce qui concerne le vélo, mon postérieur est bien content de ne plus faire 100km par jour. Mon aversion pour le métro me force quand même à pousser sur les pédales de temps en temps. Seul le vélo a changé, petite infidélité à mon compagnon de 6 mois…

C’est le voyage qui manque le plus. Les nuits sous les étoiles, les rencontres, les paysages et… LA CHALEUR !!! A quand le prochain ! Et cette fois je t’emmène Caro !

Tom


Et oui la neige nous poursuit jusque dans le parc Guell a Barcelone...

Ps : Enseignant n’ayant jamais enseigné commence en septembre donc pas de problème ! Peut donner quelques cours particuliers sur Paris si besoin.



posté par Tanguy, Loïc, Thomas le 17/03/2010

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France, de Lille à Olivet, du 10 au 13 février, 500 km


France

Le dernier coup de pédale

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Un Grand Merci pour ce WE de retour! Enfin mille Grands Mercis en fait. Nous étions crasseux, fatigués, pas rasés et on sentait la fumée … mais on était bien content de vous revoir ! Mercis donc à :
- L’équipe de Frères des Hommes qui nous a accueillis Place St Michel à Paris avec un thé indien si chaud par ces temps si froids,
- Les potes qui ont préféré venir faire du vélo dans le froid parisien plutôt que d’aller skier au soleil,
- La mairie qui a organisé le banquet d’accueil
- Nos Familles et amis qui ont préparé le vin chaud, roulé les Varinikis pour l’entrée ukrainienne, cuisiné le Dal et le riz pour le plat indien et coupé en fine lamelles les fruits pour le dessert vietnamien,
- Nos familles et amis toujours qui se sont occupés de toute la partie logistique de la soirée : la réservation de la salle, la sono, le vidéoprojecteur, les gamelles, les butagazs, les tables, les chaises, les invitations, ramasser les déchets…
- Tous ceux qui sont venus et que nous avons eu un grand plaisir à revoir
- Tous ceux qui ne sont pas venus et qui nous ont envoyé de très gentils mots d’encouragements…


Chronique : "« Samedi 13, 17h30, un embouteillage aux abords de l’église St Martin à Olivet… » "

Nous nous arrêtons en bordure de Seine à une quinzaine de km de la Défense. Le lieu paraît plutôt pas mal. Evidemment, plein de neige autour de nous, mais le cadre est assez nature, on voit des péniches, on est loin des maisons et surtout, il y a un grand bois juste à côté. Vite, un grand feu !

Réveil difficile après cette nuit à la belle… Nous filons Porte Maillot, passons l’arc de triomphe, faisons un petit tour de la place de l’étoile et descendons les Champs Elysées. Dans quelques instants, nous retrouverons toute l’équipe de Frères des Hommes à qui nous avons donné RV à 11 h00 place St Michel. « Hola Raul ! Hello Maia, Micheline, M le directeur, les stagiaires… ».

Nous quittons Notre Dame vers 15h00. Nos amis sont venus de la France entière pour pédaler les derniers km avec nous et profiter de la douce chaleur des nuits de février. Dernier bivouac à Fontainebleau. Tanguy pensait bêtement qu’il serait peut être possible d’improviser une petite séance d’escalade sur les rochers de la forêt. Devant les 10 cm de neige, il a bien dût se résoudre « Un bon feu fera l’affaire ! »


plus téméraire, le bivouac à la belle !

Dîner Ukraino-indo-vietnamien ce soir

Samedi matin, dernier réveil de ce voyage. Ce soir un bon lit nous attend ! Loïc n’a pas de bol, il est malade. Plus aucune force pour appuyer sur les pédales. Après près de 15 000 km, parcouru, impossible de faire les 100 derniers ! Il prend donc un train et nous le rejoignons devant la cathédrale d’Orléans.

Le panneau d’Olivet. On n’avait pas la même tête lorsqu’on est parti il y a un peu plus de 10 mois ! L’instant tant attendu arrive… On se poste tous les trois en tête, les amis à vélo et la voiture balai nous suivent. Klaxon, cris, encouragements, ils mettent le feu durant nos deux derniers km et pendant ce temps là, une file de voitures s’allongent derrière eux. Ca y est, on est arrivé. « A l’heure pour la première fois ! »précise la mère de Tanguy en embrassant son fiston…

Beaucoup de monde est là pour nous accueillir. La famille, les amis de longues dates, les amis d’amis, les amis de parents, les gens qui avaient suivi le blog… Grand moment que de revoir ainsi tout le monde ! C’est comme si on sortait d’un rêve…

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posté par Tanguy, Loïc, Thomas le 19/02/2010

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Angleterre,France, Londres-Lille, du4 au 8 février 350 km


Angleterre

Greenwich, latitude 0 °, KM 14 000

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Chronique : "« Tu savais toi qu’ils étaient aussi sympas les anglais ? » "

C’est le cœur gros et le dos couvert de coup de soleil que nous montons dans l’avion à Bangalore le 4 février, nous ne réalisons pas tout à fait que nous quittons l’Asie après 8 mois d’aventure. Dans l’aéroport de Londres, nous croisons les dernières femmes en saari, et puis… à nous les petites anglaises !

A Londres nous sommes hébergés chez un ami d’ami. En bon touriste, nous engageons une rapide tournée des grands monuments de la ville, Big Ben, Buckingam Palace, ou la tour de Londres etc... Au Tate museum, le célèbre musée d’art moderne de Londres, nous déambulons de salle en salle avec un audio à écran tactile hyper moderne. Gratuité et modernité, et si c’étaient les deux nouvelles astuces des musées pour intéresser les jeunes à l’art ?

Nous reprenons nos vélos après cette pause londonienne, direction Douvres, en passant par la côte sud. Pas facile de trouver son chemin à la sortie de la capitale, d’autant que nous voulons éviter les grands axes. Nous avons pris en photo une carte routière dans un magasin, pas question de débourser 5 livres pour une carte et deux jours de vélo, et nous comptons sur la surprenante gentillesse des anglais pour nous repérer.


Greenwich, latitude 0, km 14 000

Laura a eu pitié de nous... nuit au chaud ce soir !

En Inde, nous avions l’habitude des grands attroupements autour des vélos. Ici aussi nous ne passons pas inaperçus, et souvent quand nous marquons un arrêt anglais vient vers nous. « Alors vous partez en voyage ? Nan, on rentre d’Inde ! Ouah moi aussi je rêve de faire ça ». La discussion s’engage, et nous perdons encore une heure.

A la sortie de Londres, nous nous perdons, tournons en rond… jusqu’à atterrir dans un pub. Nous sommes l’animation de la soirée dans ce bar chaleureux ou la bière et les fishs and chips défilent. Laura, une jeune coiffeuse a trop pitié de nous voir dormir dehors ce soir, elle nous invite chez elle pour la nuit, pattes, lessive et douche chaude, elle a tout de suite compris de quoi nous avions besoin. Nous repartons direction la Manche et dormons sous tente à quelques km de Douvres.

Le froid s’accentue, neige Fondue, grêle, nous arrivons enfin dans le Ferry. A Calais, le froid anesthésie toute l’émotion des retrouvailles avec le sol français. « Marre de se les peler sur la selle », on prend le train décident Thomas et Loïc qui ne veulent pas être en retard pour la raclette qui les attend chez Yann, un copain de Loïc à Lille. Tanguy finit seul cette étape de 152 km les joues rougies par le froid et la journée s’achève autour d’une bonne bière et de la charcuterie. Bienvenue chez les gaulois.

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posté par Tanguy, Loïc, Thomas le 09/02/2010

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