Coup de cœur : THANK you for your WELCOME



Coup de cœur : THANK you for your WELCOME

Savez-vous quel est le mot qu’on sait dire dans toutes les langues des pays qu’on a traversé ? MERCI. Un merci que nous renouvelons ici spécialement à ceux qui nous accueillis pour nos reportages.

20 reportages, 20 créateurs de développement, 20 caractères. En attendant de digérer ce qu’ils nous ont appris, de vous le faire partager lors de notre première exposition en Avril, de décortiquer leurs convergences et leurs divergences en matière de développement, sachez qu’ils nous ont aussi fait vivre des grands moments de voyage, de partage, d’échange culturel.



Photo d’un repas en famille en Moldavie. Les souvenirs de l’époque soviétique roulent sur la nappe, demain on visite des toilettes biologiques…

Depuis le foyer d’Estelle à Chalon-sur-Saône jusque chez Ursula chez TRD, en passant par la Ayan Mongolie, c’est souvent en Famille qu’on nous reçoit, et tout le voisinage s’y met comme à Fribourg (Allemagne) ou à Vorniceni (Moldavie). Les repas sont des instants rares où nous en apprenons autant sur un pays qu’en visitant un champ bio ou des toilettes biologiques. Les souvenirs de ces festins surprises se bousculent dans nos têtes : une directrice d’un jardin d’enfant en Ukraine qui fait défilé les plats et les bouteilles de vin devant nous, les tablées superbes en Chine, ou l’accueil de Laurent Séverac au Vietnam qui annule sa soirée pour nous faire gouter ses liqueurs ou humer ses huiles essentielles.


A Chengdu en Chine, nous tentons de raconter notre voyage et nos reportages dans cet anglais si… imparfait

A Clinic Nepal comme à Prayas on nous chouchoute, les écoliers nous courent après pour un autographe, au fil du voyage, nos hôtes sont même de plus en plus curieux d’en savoir plus sur nos reportages précédents. Alors qu’en ce moment des messages de félicitation nous arrivent des 4 coins de l’Eurasie pour nous souhaiter un bon retour, nous disons à tout le monde MERCI… ou multumesc (roumain), bayarlaa (mongol), xiéxié (chinois), cam on (vietnamien), dhanyabad (indien)…


Les enfants d’une école du Bihar (nord de l’Inde), nous écoutent sagement



posté par Thomas, Loïc,Tanguy le 17/03/2010

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La noix de coco est notre amie, il faut l’aimer aussi.



Janvier 2009, km 152 entre Bangalore et Trichy,Tamil Nadu, Inde

La noix de coco devrait être jalouse de la banane. En comparaison, elle n’a rien d’attrayant. D’un vert pas beau, difforme, elle est grosse et lourde pour pas grand-chose : très peu de chair à manger et un demi litre de jus à boire. La banane, elle, a une peau fine, une allure distinguée et une chair abondante et sucrée dont nous raffolons « Environ 15 bananes par jour en moyenne, on va devenir des singes » s’exclame Thomas, la bouche pleine.

Bref, pour qui ne vas pas soulever l’habit du moine et voir plus loin que les apparences, le choix est vite fait. J’étais d’ailleurs le premier à le dire « La noix de coco n’a qu’à rester dans son cocotier ! ». Depuis, « j’ai vu, j’ai écouté et j’ai compris » dirait un certain Jean. Cette casimodo des fruits exotiques a en fait plus d’un attrait…


un vert pas beau, une allure difforme, on est loin du cliche de la pub boonty.



On utilise les feuilles de cocotier comme tuiles du toit de la terrasse.

En effet, contrairement aux idées reçues, tout est utile dans une noix de coco, à commencer par l’arbre qui la porte, le palmier. « Le tronc sert de charpente, les feuilles de tuiles pour les toits » nous explique Ursula. Le toit de leur terrasse par exemple est recouvert de feuilles de noix de coco découpées en lamelles. « Ca conserve très bien la fraîcheur. En avril et mai, la température est insupportable dehors (45 °C), alors que ici, sur la terrasse, pas de problème ! » Continue-t-elle.

« Et le fruit en lui-même alors ? L’écorce de la noix de coco, on ne la mange pas, non ? » Rétorqueriez vous fanatiquement. Certes, vous avez raison sur ce point. On ne la mange pas, mais on en fait de la corde ! Aussi étonnant que cela puisse paraître, l’écorce une fois transformée en fins filaments peut être tressée. Des villages du Tamil Nadu en ont d’ailleurs fait leur spécialité. Si vous passez sur la nationale entre Bangalore et Trichy (on sait jamais), n’hésitez pas à tourner à droite au km 152. Continuez sur 2 km et vous découvrirez un curieux spectacle tout le long de la route principale du village. Tout le monde s’affaire : un enfant fait tourner un volant en bois à toute vitesse pendant que des femmes prennent des poignées de filaments de noix de coco dans leur main droite, les enfournent dans leur main gauche… Magie, il en ressort un bout de corde ! Plus loin, un homme tourne un autre volant en bois où sont accrochés deux filins de corde tenus par une femme. Hop, trois secondes de passée et l’on obtient une corde tressée et robuste !


C'est magique, ces femmes reculent et la corde tressee apparait

Si en plus je vous dis qu’on peut même se servir de l’écorce de noix de coco comme éponge biologique pour laver la vaisselle, vous chanterez vous aussi « La Noix de Coco est notre amie et il faut l’aimer aussi ! »


Bon t'es bien gentil avec ta noix de coco Tanguy. Mais tu nous casse la noix. T'as qu'a faire la vaiselle... avec son ecorce !

Pour voir toutes les photos cliquez ici



posté par Tanguy le 10/01/2010

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Le sourire de Suryia



7 Janvier 2010, Tamil Nadu, KavalKaranPatty.

Une douce après-midi de Janvier, ici il fait encore 25°C, un groupe d’enfants débarque dans la ferme de TRD. Ursula les héberge 2 jours, le temps d’une petite tournée dans la région. Ils viennent de Pondicherry pour faire un spectacle de sensibilisation à l’environnement, initiative originale en Inde, menée par TRD.

Parmi eux, un des plus âgés se démarque. Suryia a 18 ans. Il déconne au moins autant que les autres, et pendant le spectacle il est même un des meneurs. Nous ne comprenons rien à ce qu’il dit pendant la représentation, mais la moindre de ses répliques en Tamil provoque des éclats de rire dans le public.



Le sourire de Souryia

Sa bonne humeur, son regard intelligent et franc le distingue des autres garçons. « Il parle deux mots d’anglais, mais il a compris toutes les règles des jeux que je lui ai montré dans le bus, c’est pas la moitié d’un con lui ! » s’exclame Tanguy.

Plus encore, ce qui frappe le plus chez lui, c’est la façon qu’il semble avoir de s’attacher aux gens.
Un peu plus tard, il nous explique sans trembler que ses parents sont morts il y a 5 ans, lors du Tsunami. Lorsque la vague est arrivée, lui a couru tout droit sans se retourner, un sprint qui lui a certainement sauvé la vie. 200 personnes sont mortes ce jour là dans son village, noyées par la vague meurtrière.


Suryia pose avec son groupe "children eco Network" (assis devant a droite)

Aujourd’hui Suryia rayonne (Suryian veut dire soleil en Tamil), il semble décidé à mordre la vie à pleine dent, sourire aux lèvres. Il est aidé par son frère, âgé de 39 ans, et par deux ONG étrangères pour ses frais de scolarité.
Ce garçon veut devenir docteur, une leçon d’espoir comme seule sait vous en donner l’Inde.

posté par Loic le 10/01/2010

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