Reportages en Chine Vietnam et Népal...,



un village écologique en Chine ; un parfumeur au naturel au Vietnam, et un centre de recherche sur le changement climatique en Himalaya.




3 nouveaux reportages pour 3 acteurs locaux qui mènent des projets très différents, au coeur des problématiques de développement de leur région :
- Jun Tian mène un projet de village écologique près de Chengdu en Chine. Elle entend prouver que la solution aux problèmes socio-économiques et environnementaux des campagnes chinoise ne passe pas automatiquement pas la ville.
- Laurent Séverac travaille depuis 18 ans avec les ethnies de la jungle vietnamienne et laotienne pour mettre au point des formulations d'huiles essentielles et parfums 100 % naturelles.
- Icimod, centre de recherche sur le changement climatique mutualise les compétences des 8 pays de la zone du grand himalaya et propose des solutions innovantes et efficaces pour permettre aux populations locales de s'adapter au changement climatique.



"Chine, Un éco-village aux portes de l'Himalaya" : La solution aux problèmes socio-économiques et environnementaux des campagnes chinoise est-elle en ville ? Cura, association basée à Chengdu pense prouver le contraire. En 2003, elle met en place dans le village de An-long un programme de village Écologique. Objectif ? Améliorer la qualité des eaux des rivières, nombreuses en cette région toute proche de l’Himalaya, et ainsi permettre à 77 familles de rester chez elles et conserver leur mode de vie. Jun Tian, présidente de l’organisation, a longtemps travaillé pour le gouvernement chinois sur les questions d’environnement. En s’engageant ainsi dans un projet « associatif » de village Écologique modèle, elle entend proposer une alternative à l’exode rurale et aux politiques habituellement mises en place par le gouvernement.



"Vietnam, Hanoi Le commando de l’aromatique dans la jungle vietnamienne" :Patchouli, Mélisse des pagodes, Menthe, Bois de padouk… Laurent Séverac travaille dans son atelier à Hanoï, et conçoit les « formulations » de ses huiles essentielles, parfums et liqueurs « naturelles ». Provençal d’origine, il travaille depuis 18 ans avec les ethnies de la jungle vietnamienne et laotienne, avec qui il cherche, trouve et cultive biologiquement, les espèces végétales qui serviront à ses compositions. Portrait d’un entrepreneur « qui n’est pas l’Abbé Pierre, mais qui a une conscience ».



Népal : Le changement climatique va-t-il tout changer ? » Quel point commun entre un Indien, un Chinois et un Pakistanais ? Ils font partie du cinquième de l’humanité qui boit et utilise chaque jour l’eau jaillissant de la chaîne himalayenne. Autant de communautés qui pourraient subir les conséquences de la fonte des glaciers des plus hautes montagnes du monde. Basé à Katmandou, Icimod est le Centre d’études pour la connaissance des milieux montagnards. Depuis 26 ans maintenant, l’organisation mutualise les connaissances et les compétences des 8 pays de la zone du Grand Himalaya pour proposer des solutions locales innovantes aux peuples de montagnes, « parce que s’adapter reste le meilleur moyen de s’en sortir avec le réchauffement climatique… »



posté par Tanguy, Thomas, Loïc le 03/01/2010

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Inde, Aux alentours de Bangalore, du 25 décembre au 3 janvier


Inde5

En vacances ! (donc pas de jeux de mots avec Inde)

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Etonnant pour trois gars qui sont en voyage à travers le monde depuis 9 mois, mais le 25 décembre on avait l’impression de partir en « vacances » pour quelques jours. Par vacances, entendez : se déplacer par des moyens de locomotion normaux (bus, taxis, rakshaws), payer l’hôtel et dormir dans des lits, se laver tous les jours, manger dans des restaurants autre chose qu’un dal bat, prendre des photos de monuments historiques sans les vélos devant, ne pas chercher en permanence un bar avec wifi…

Par vacances entendez aussi retrouvailles avec des proches : Thomas et Loic sont partis à Hampi puis sur la côte ouest indienne en dessous de Goa avec Carole et Camille. Tanguy est resté tout les temps à Hampi et a passé quelques jours en compagnie de Sophie, Bertrand (son frangin) et Fabrice. Voyageurs fraîchement arrivés et donc une vision différente de la folie indienne…

Sophie, Bertrand et Fabrice se sont prêtés au jeu des "impressions à chaud"...





Sophie : 10 jours en Inde saisissants de contraste

Départ de Limoges sous la neige et 72 heures plus tard on fête le réveillon de Noël en tenues d’été.
Bangalore est une ville déroutante pour quelqu’un qui n’a jamais quitté l’Europe. C’est immense, impossible d’y trouver des repères. Dans les rues la circulation est absolument folle : voitures, bus, rickshaws, vélos, piétons et vaches cohabitent dans un incroyable capharnaüm ! Dans les quartiers à l’occidentale, sous les grandes enseignes, des enfants très jeunes mendient. Et à deux minutes de rickshaw de ces « beaux » quartiers se trouvent les quartiers pauvres.


Hampi : arrivée au petit matin saisissante après une nuit de bus « remuante ». La splendeur des temples et des environs parsemés de rochers de granit rose contraste avec la pauvreté et la saleté de la ville. Sur l’autre rive, un quartier paisible pour les voyageurs : du calme, des belles rencontres et un site d’escalade splendide.

Sophie


Amoncellement de déchets juste derrière les remparts du temple…

"Cinq jours et déjà 5000 images dans nos têtes " ""

Les classiques des temples, des couleurs des marchés, des vieilles édentées ou des gamines aux longs cheveux noirs.
Les insolites des chauffeurs qui prennent toujours le chemin le plus long la main constamment sur le klaxon, du paysan sur sa charrette à bœufs le portable à l’oreille, et de la société à deux vitesses où repas à 30 roupies (45 centimes d’euros) côtoient additions supérieures à 5.000 (75 €) et des vaches aux colliers de fleurs et cornes peintes tirant des charettes à la charles Ingalls.

Les bonheurs les plus simples des sourires des enfants croisés dans les marchés ou le chemin des temples, des « happy new year » d’inconnus dans la rue le soir de la saint Sylvestre, de l’accueil dans les temps.

Les agaçantes des Indiens qui dodelinent de la tête tels la vache à l’arrière de nos voitures, des coups de klaxon pour n’importe quoi au cœur d’un traffic intense, des musiques des marche-arrière des voitures dans la foule ou le matin de très bonne heure, et des « yes !! yes !! » des chauffeurs de rickshaw qui n’ont pourtant pas compris où ils devaient aller.

: Les perturbantes des morts dans la rue, cachés sommairement sous une couverture, des gamines qui mendient en tirant sur les vêtements tout en portant leur petit frère d’à peine 2 ans, ou des lépreux à l’entrée des églises ou des temples.


En Rikshaw avec un chauffeur qui a une combien bien huilée : une visite de la ville à pas chère contre un tour des boutiques de souvenirs de la ville

Si la France compte plus de fromages que de jours dans l’année, l’Inde procure plus d’émotions encore qu’elle ne compte de variétés d’épices sur les étales de ses marchés.

Bertrand et Fabrice

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posté par Tanguy, Loïc, Thomas le 02/01/2010

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3 Voleurs très photogéniques Acte 1/4 : High way to hell



Novembre 2009, Inde, Khotakota.

- oh nan j’ai crevé ! dit Thomas, lassé, ça lui arrive souvent.
- c’est pas vrai moi aussi ! Je regarde déçu mon pneu arrière acheté à Pékin, du bon matos pourtant.
Tanguy est un km plus loin, avec la colle à rustine, nous n’avons qu’une chambre à air pour deux. Je la laisse à Thomas et tente de récupérer la colle d’un vieux tube, sans succès.
Tanguy revient finalement avec la colle une heure après, il faisait des courses. Il s’écoule ensuite une autre heure avant que j’arrive à boucher les deux trous béants dembre à air et que je puisse enfin repartir. Pendant ce temps là, trois jeunes indiens sur une moto se sont arrêtés. Ils m’aident et me posent les sempiternelles questions : « were are you from ?, how old are you? ».
Je redémarre, quand au bout d’un km… recrevaison. Thomas a été cherché des chambres à air entre temps et Tanguy est au village pour prendre de l’eau. Les indiens nous ont retrouvé, ils ne sont plus que deux. Cette réparation n’aurait pris que 5 min si, nouveau coup de théâtre, la pompe n’avait pas cassé.



Si ce pneu ne m'avait pas lâché...

Voilà trois heures que je triture patiemment cette roue, il fait nuit.
Nous pompons donc frénétiquement avec Thomas pour redonner vie à ce vélo aidé par un des deux indiens qui tient le vélo. L’autre a allumé sa moto pour nous éclairer.
C’est là, dans un moment de grande concentration sur ce pneu qui prenait un peu de pression, que nous entendons « bye bye ! ». Les deux indiens s'élancent sur leur moto. En deux secondes je regarde mes sacs et comprends l’arnaque. Je viens de me faire voler ma sacoche de guidon avec mon passeport, mon argent, mon appareil photo etc… très vite je réalise qu’il y a surtout les objets que je ne veux perdre pour rien au monde comme mon harmonica, cadeau de mon père pour mes 25 ans.
A la veille de mes 26, me voilà dans le pétrin.



posté par Loïc le 26/12/2009

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