Inde, Karaikal-Kanyakumari, du 27 janvier au 2 février, 600 km


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The Inde

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Chronique : "Cap sur le cap." ""

Après 6 heures d’une mauvaise nuit dans le bus entre Trichy et Karaykal, nous partons… pour notre dernière semaine de vélo en Inde, suivant la côte est du Tamil Nadu. Et oui, si longue soit-elle, cette descente du sous-continent devait avoir une fin, et c’est aujourd’hui mercredi 27 janvier qu’elle démarre.

Nous avons de la chance, le vent est avec nous et le soleil au rendez-vous. On avance vite et cramons littéralement. Premier soir, première nuit sur une plage de sable, le vent, les mouettes et le réveil aux aurores pour voir le spectacle (gratuit !) offert par les pêcheurs. A plusieurs ils poussent de toute leur force leurs barques en bois à fond plat pour passer le front de vague. L’un d’eux se relève alors et, stable sur ses deux jambes, dirige sa frêle embarcation à l’aide d’une pagaie en bambou. D’autres sur la plage s’activent à recoudre les filets cassés ou à arracher les poissons pris dans leurs mailles. La vie semble simple et immuable ici.

Envoutés par tant de poésie, nous recherchons tous les autres soirs une nouvelle plage de sable. En vain : chaque fois nous tombons sur un port vaseux ou s’entasse les déchets plastiques. L’odeur est au rendez-vous ! A défaut, nous dormons près de marais salant ou sous les cocotiers. Un matin, Tanguy cueille quelques noix de coco, aidé par Thomas qui lui fait la courte échelle. On devient de vrais robinsons !


Les pêcheurs sur la plage réparent les filets de pêche.

Fin de la route... on prend le bateau ?

Poussés par le vent nous faignantons, au point de devoir rouler 130 km lundi pour prendre la photo du coucher du soleil au cap sud. Pas de chance, c’est cette journée où le pneu arrière de Loïc (qui il est vrai est complètement mort depuis au moins 2 mois), décide de faire des siennes : Loïc enchaine crevaisons sur crevaisons ! Cette ultime étape se transforme alors en course contre le soleil.

Course gagnée, on arrive à temps, sauf Loïc qui débarque à deux heures plus tard, sa roue arrière à moitié à plat. C’est fait, on est tous les trois au point le plus au sud de l’Inde ! Alors comment fêter dignement 10 mois et près de 14 000 km de vélo travers l’Eurasie ? Trois bières et une nuit à la belle dans une crique de sable à quelques km du centre ville, beaucoup trop lumineux à notre goût.


Vie quotidienne : "Devenus vrais Indiens ?"

Soleil la journée et pleine lune le soir, on ne manque pas de lumière cette semaine… Seul ombre au tableau : les moustiques, omniprésents dans cette partie de l’Inde, le soir, lorsque le vent se calme, la moustiquaire est indispensable. Pour notre régime alimentaire, nos intestins priment ! Nous mangeons toujours notre plat favori le soir que nous avons enfin baptise : le bientôt célèbre Lothota. Notre petit dej est aujourd’hui digne d’un cinq étoiles : the, pain, confiture, œufs brouilles avec oignons et tomates, noix de coco et la touche finale : un mug de bananes et de gâteaux écrasés. Délicieux et plein d’énergie, parfait pour débuter une journée de vélo ! Perdre du poids avec un tel régime, vous y croyez ?


La nourriture mise a part, durant cette semaine, nous avons eu l’impression d’être devenu de vrais indiens. Dans les restaurants, l’eau ne nous fait plus peur, presque plus de hoquet a cause des épices et nos mains droites sont devenu de véritables cuillères. Notre maitrise de l’utilisation la main droite a l’indienne n’a d’égale que celle de la gauche… Tanguy a aussi adopte le lungi, « Le soir, c’est vraiment agréable, pas trop chaud, pas trop froid et ca protège des moustiques ! » s’exclame-t-il et les bâtons de neem sont devenus nos brosse a dent après leurs mystérieuses disparitions (on soupçonne Scampi, le chien d’Ursula et Nathran). Nous nous sommes même baignes dans un bassin plein de nénufars. On adopte le pays au moment ou on doit partir…


3 mois d'Inde pour en arriver à ce petit déjeuner !


Impressions à chaud : "L’Après Tsunami avant l’Europe."


De nombreuses pancartes indiquant des projets d'ONG en aide aux victimes du Tsunami

Cette partie de la côte sud ouest indienne que nous avons suivie cette semaine a été très touchée par le Tsunami. Peu avant notre départ de Karan Kaval Patty, Ursula nous avait prévenus. Le 28 décembre 2005, deux jours après que la vague meurtrière ne touche cette région et le Sri Lanka voisin, Ursula arrivait à Kanyakumari avec son mari et son fils, les bras chargées de vivres collectées autour de Trichy pour aider les rescapés. Elle nous raconte : « Quand nous sommes arrivés, c’était apocalyptique. Des corps, et même des carcasses de voitures gisaient en haut des cocotiers, des maisons même faites de béton avaient été réduites en miettes par les eaux »., L’aide humanitaire a été rapide et massive, comme nous l’avons vu en France par les médias à l’époque. Mais une aide trop désorganisée aussi selon Keerthi, le fils d’Ursula qui mène un projet de TRD sur la biodiversité marine : « aujourd’hui les gens ont pris l’habitude de recevoir énormément des ONG, un bateau de pêche, une maison… ils deviennent assistés et c’est très difficile de mener un projet de développement après ça ». Les ONG humanitaires qui aujourd’hui agissent à Haïti auront-elles tirées des leçons de cette mauvaise gestion de l’aide post tsunami ?

les premiers jours à vélo nous croisons de nombreux panneaux indiquant qu’ici ou là un projet de réhabilitation a été mené, surtout. En descendant plus au sud nous trouvons moins de trace du tsunami. En revanche nous nous étonnons du nombre d’Eglises et de Mosquées, souvent neuves, qui semblent fleurissent au cœur des villages. En arrivant à Kanyakumari, la région semble plus riche, nous sommes au Kerala. Des maisons cossues aux couleurs flashies, des magasins pleins d’objets de consommation comme nous n’en avions pas vu depuis Bangalore… déjà un parfum d’Europe en somme.

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posté par Tanguy, Loïc, Thomas le 03/02/2010

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Inde, entre Pondi, Trichy et Kavalkaranpatty, du 18 au 26 janvier


Kavalkaranpatty3

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Un nouveau sur la route spécial, deuxieme episode de nos visites a Kavalkaranpatty. Celle que nous vous presentons aujourd'hui, vous avez pu les apprecier en photo la semaine derniere.


Chronique : Des visites incontourables...

La fête du Pongal terminée, nous enfourchons nos vélos pour 2 jours direction Karaikal et le projet de protection de la biodiversité marine mené par Keerty, le fils d’Ursula. Au bord de la mer, Nous visitons un village de pêcheurs touché par le projet. Entièrement détruit par le tsunami, quelques ruines témoignent encore de la catastrophe. Sensation étrange de se retrouver sur cette plage qui a été le théâtre d’un tel désastre. Les pêcheurs décident de nous faire sentir la puissance des vagues sur leur bateau, les bonds de l’embarcation sur les rouleaux sont impressionnants, on a du mal à imaginer la force du tsunami…

Après toutes ces émotions, nous abandonnons nos vélos à Karaikal pour quelques jours. Nous rejoignons Pondichéry en bus pour notre reportage sur la ferme de spiruline de l’association Sharana. Clément et Caroline, des amis d’enfance venu nous faire un petit coucou nous retrouvent en ville. Nous passerons 3 jours ensemble pour visiter les sites incontournables de la région. Pondichéry et son quartier français, un petit parfum colonial bien agréable pour nous qui n’avons plus vu le pays depuis plus de 9 mois. Le palais et le temple de Tanjore classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Nous passons de bons moments à partager nos visions de l’Inde, eux, qui découvrent les grandes villes et nous qui sortons des régions reculées du pays. Ca fait vraiment plaisir de se retrouver…


photo avec l'elephant du temple au centre de la ville

Les bus publics, rien a voir avec le velo...

Nous découvrons aussi une autre façon de voyager. Impossible de voir tout un pays en 15 jours de vacances… il faut faire des choix, un ou deux jours dans chaque ville et trajets en bus publics interminables. Nous réalisons la chance que nous avons de pouvoir prendre le temps du vélo qui décidemment est un moyen de transport idéal… pas d’horaire, assez rapide pour faire 100 km par jour, assez lent pour profiter des paysages et surtout un moyen exceptionnel pour rencontrer les locaux.

Nous quittons Clem et Caro a Trichy pour retourner chez Ursula et visiter les WSHG (Women Self Help Group) de TRD. Découvertes des problèmes concrets de discrimination des intouchables et danses avec les membres des groupes au rythme des chansons traditionnelles. Deux jours encore plein de nouvelles expériences avant notre dernière semaine de vélo en Asie le long de la cote Est de l’Inde direction Kanyakumari.


Ferme collective : 15 femmes pour un seul terrain

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« Avant, ce champ était plein de tans *, maintenant ces 15 femmes y cultivent des légumes, du riz et du mais » explique Ursula. Il y a 10 ans, deux militants sont venus les rencontrer. Voyant la part importante du budget nourriture dans leurs dépenses, ils leur ont proposé de former un groupe, d’épargner chacune 50 roupies par mois et d’acquérir ensemble un terrain à cultiver « Nous leur avons répondu non» racontent les 15 femmes. Ce projet ne pouvait pas marcher pensaient-elles. La banque leur refusait même un tout petit emprunt, alors acquérir un champ !


Pourtant, les deux militants sont revenus et à force de patience et d’arguments, les femmes ont été convaincues. En 2000 elles se lancent et acquièrent le champ grâce à un contrat de leasing. « Le préfet du district de l’époque était un homme bon et humain, il a donné l’accord à ces femmes alors que d’autres auraient sans doute dit non » précise Ursula.

Depuis 10 ans, chaque récolte est divisée équitablement entre toutes les femmes qui l’utilisent pour leur consommation personnelle. Elles vendent parfois l’excédent pour arrondir leur fin de mois mais ont souvent un autre travail.


discussion avec les femmes sur la parcelle de terrain

Tout n’est pas facile pour autant. Elles doivent sans cesse se battre pour conserver leur titre de propriété et n’exploitent qu’une partie de leur terrain, n’ayant pu mettre en place un système d’irrigation sur l’ensemble du domaine. Dernièrement, la pompe de leur forage a cassé…

« Ce n’est pas facile de lier cette activité avec le travail de maison, » continue l’une d’elles «mais quand on va à la banque, on nous offre une chaise ! ». Une phrase qui en dit long sur leur confiance gagnée…


NREGA : 100 jours de travail annuel pour toute famille rurale !

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Toute famille rurale indienne doit pouvoir travailler 100 jours par an pour un salaire minimum de 80 Rs/j, National Rural Employment Guarantee Act (NREGA), 2005. « Toutes les femmes qui creusent ce canal travaillent dans le cadre de cette loi » explique Ursula. L’état du Tamil Nadu mène en effet depuis quelques années une politique de grands travaux hydrauliques générant beaucoup d’emplois dans le monde rural.


Il n'y a pratiquement que des femmes sur ce chantier de canal...

Pourquoi n’y a-t-il presque que des femmes ? Pourrait-on se demander. « Parce que les hommes ne peuvent accepter d’être payés le même salaire ! » répond Ursula. Ils préfèrent travailler dans la construction de routes par exemple. Ils reçoivent 200 Rs par jour et les femmes seulement 100. « Mais ce genre de travail est souvent loin de leur village et ils n’ont pas la garantie de 100 jours par an, contrairement au NREGA » précise Ursula.

TRD a créé un syndicat parmi les travailleuses pour veiller à la bonne application de la loi. « La garde de leurs enfants durant leur temps de travail est un problème très important. Le gouvernement n’avait toujours pas fourni une tente en guise de crèche à proximité du chantier.» Explique en exemple Ursula. Pour faire appliquer la loi, elle a du faire signer une pétition aux femmes et est allé auprès du préfet local.

Les femmes sont aujourd’hui contentes d’avoir un travail régulier. Elles se sentent plus fortes et ont plus de poids dans les décisions de couple. « Cette loi a aussi eu des répercutions positives sur les conditions de travail agricoles » ajoute pour conclure Ursula. Les grands fermiers craignant de voir partir toutes leurs travailleuses, celles-ci ont vu leur salaire passer de 35 Rs/j à 70 !

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posté par Tanguy, Loic, Thomas le 27/01/2010

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KavalKaranPathy, Tamil Nadu, Inde, de 9 au 17 janvier


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Kavalkaranpathy2

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Un sur la route spécial pour une semaine spéciale passée en compagnie de la famille d’Ursula et des acteurs de TRD. Nous découvrons chaque jour leurs actions et en particulier celle financée par la vente de nos kilomètres pédalés. Nous avons donc décidé de vous faire partager 2 de nos visites.


Chronique : "Les journées passent tranquillement sous le soleil de l’été indien du Tamil Nadu" ""

Une fois de plus en Inde, nous sommes accueillis comme des princes. A la cuisine, nous découvrons de nombreuses spécialités indiennes. Chaque jour, Ursula nous prépare des plats différents, tout en bio. En témoignent tous les pains indiens que nous avons pu tester : itlis, dosas, chappattis, adais, parottas… un vrai bonheur pour nos papilles ! Malgré les efforts d’Ursula, les intestins de Tanguy et Loïc font encore quelques caprices, fragiles les dynamos ? A notre tour, nous passons derrière les fourneaux pour une soirée frite, un petit remerciement au gout de chez nous.

Les journées passent donc tranquillement sous le soleil de l’été indien du Tamil Nadu… nous alternons entre visites des actions de TRD et travail sur les ordinateurs. Il s’agit de rattraper le retard des reportages avant de partir pour la dernière ligne droite asiatique vers Kanyakumari. Le soir, nous nous endormons sur le toit encore et toujours au son de la musique hindou. Tous les soirs depuis 3 mois, elle résonne dans toutes les campagnes…


Dejeuner : on mange tous en rond assis par terre. La main droite est de rigueur.

Tout le monde est vetu en habits traditionnels et nous aussi !

Cette débauche de son (quelques fois il est difficile d’appeler cela de la musique) est en fait l’expression d’une des grandes fêtes indiennes : le Pongal. C’est la fête de la moisson, nous avons vecu les trois derniers jours de remerciements en particulier au soleil et aux animaux, avec la famille d‘Ursula. Le 2e jour est le plus important. Les femmes enfilent leur plus beau sari et les hommes leur lungi* (nous avons aussi joue le jeu) pour préparer et déguster le Pongal, nom du plat typique de cette fête. Dans une grande marmite, un riz au lait au sucre de canne chauffe et chacun se sert avec des feuilles de bananier en guise d’assiettes. Entre deux discussions, nous décorons les vaches avec de la teinture et des colliers de fleurs pour le lendemain. Un bon moment de convivialité qui marque peut être la fin de nos troubles du sommeil et de cette musique nocturne… elle ne nous manquera pas celle la…


"A l’école du bio, TRD donne aux fermiers la clef des champs."

Le groupe d’hommes se préparent studieusement tout près du temple de Chinna Puthur, Ursula et son mari, Nathran leur distribuent des pochettes plastiques. Cette vingtaine de paysans fait partie du premier groupe qui participe à la formation Farmer Field School* (FFS) donnée par TRD et financée par la vente des kilomètres pédalés de dynamoS’olidaire. Ils s’en vont dans la rizière d’un d’ente eux ramasser des échantillons. Velu Chamy, le propriétaire du champ, teste sur une de ses parcelles la culture du riz bio, sans pesticides. Constitué en groupes de trois ou quatre, ils ramassent les insectes, collecte des épis. Ils dessinent ensuite leurs observations sur de grandes feuilles de papier, et les analysent ensemble sous l’œil expert de Nathran, il a déjà écrit plusieurs ouvrages sur le sujet.


Nous visitons ensuite le champ de Ranjar, également membre du groupe FFS. Ses 3 acres de terre lui rapportent d’ordinaire 15000 roupies par an. L’année dernière, après que Ursula lui ai parlé du projet de Frères des Homes de financer des formations à l’agriculture biologique, il décide de se lancer. Il est aujourd’hui le leader du groupe de Chinna Puthur. il prend un gros risque en convertissant 50% de ses cultures au bio. Ses coûts de production devraient baisser, puisqu’il n’a plus à acheter d’intrants chimiques, et il espère que ses terres vont retrouver leur fertilité, perdue après 20 ans d’utilisation de produits chimique. Il se donne 5 ans pour voir s’il peut se convertir complètement au bio. Même s’il semble tous constater une baisse de la fertilité de leurs sols, cela prendra du temps pour convaincre les paysans de la région de se convertir au bio.


Apres etre alles sur le terrain, les agriculteurs presentent leurs observations


"Dans cette carriere, se sont les femmes qui dirigent"

Il est 10 heures du matin et il fait déjà très chaud dans la carrière. On entend les cliquetis des masses s’écrasant sur les rochers. Tout le monde s’affaire : une femme tape sur des blocs de pierre pour les transformer en petits cailloux, des hommes finissent de scinder une dale en deux à l’aide de piton tandis que d’autres placent un bâton de dynamite dans un trou.


Meme si les conditions sont difficiles, leur travail est aujourd'hui humain

Ici, ce sont les femmes qui dirigent. Ursula nous explique « il y a 10 ans, je suis allé voir ces villageoises du village de Togamalaï et les ai convaincu de se regrouper pour acquérir un terrain via un contrat de leasing." Son objectif était double : participer à l’émancipation des femmes de la région et améliorer les conditions de ce travail particulièrement rude. Au début, ce n’était pas facile, les hommes ne voulant pas être les subordonnés des femmes et les autres directeurs de carrières voyant ce projet d’un très mauvais œil. « J’ai même reçu des menaces de mort » dit Ursula. Aujourd’hui, la carrière se porte très bien et attirent de plus en plus de travailleurs. Une seule condition : ils doivent s’engager à envoyer leurs enfants à l’école.

Son principe de fonctionnement est des plus simples et permet à chacun une certaine autonomie : Les travailleurs sont regroupés en couple ou en famille. Une parcelle à casser leur est attribuée et ils sont payés au prorata du nombre de pierres vendues. « Ainsi, s’il ne peuvent pas venir pour maladie ou autres raisons, personne ne peut avoir à redire. » explique Ursula. « Un métier qui restent très dur mais beaucoup plus humain » explique une femme pour résumer.

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posté par Tanguy, Loic, Thomas le 17/01/2010

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