La véritable histoire du comte Dracula !


Tout le monde connaît la légende de Dracula , cet être immortel, cruel mais raffiné qui se repaissait du sang des mortels. Selon la légende il vivait au XIXem siècle dans un immense château en Transylvanie, dans les Carpates roumaines. De qui s’est inspiré Bram Stoker en publiant son célèbre roman en 1897 ?

D’après notre enquête, sa source d’inspiration fut un personnage historique : Vlad Tepes, prince de Valachie (en transylvannie) au XVem siècle. Vlad Tepes était réputé particulièrement cruel. Tout le monde le craignait. Il rendait justice en torturant atrocement les présumés coupables, notamment en les embrochant sur de grands pics (d’où les dents de Dracula) sur la place publique à la vue de tous. Détail sanglant : les condamnés ainsi embrochés pouvait mettre jusqu’à 48h pour mourir, les pics ne touchant aucune partie vitale. Vlad Tepes aimait sortir sur la place publique pour admirer leur agonie.

Aujourd’hui la légende fait recette ! De nombreuses villes se disputent le « véritable château de Dracula » et de nombreux produits dérivés sont vendus, dont un mug dans lequel nous avons bu notre café !


la Légende fait recette, on peut même acheter des mugs à l'éfigie de Vlad Tepes !



posté par Tanguy, Sylvain, Loic le 24/05/2009

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Roumanie ; Timisoara-Comarnic ; 10 mai 18 mai ; 450 km


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La transylvanie : A travers les carpates roumaines

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Chronique : "A Sibiu, nous rencontrons de jeunes scéminaristes orthodoxes "

Après un WE bien reposant à Timisoara, nous voici de nouveau sur la route. La nationale que nous empruntons est très roulante et assez dangereuse, nous avalons les 60 km jusqu'à Lugoj.

Les deux jours suivants se ressemblent, la route est toujours aussi peu agréable, La circulation est perturbée par de nombreux travaux et nous sentons la nervosité des routiers. Arrivés à Sibiu, en visitant une Église orthodoxe, nous faisons la connaissance d'Alex et Augustin. Ils n'ont que 20 ans et veulent devenir prêtre et moine! Ils nous invitent à passer la nuit dans le dortoir du séminaire où on leur enseigne la théologie. Nous passons la soirée avec eux et d'autres séminaristes à discuter des cultures et des religions de nos pays respectifs, ils nous racontent leurs convictions, leur mode vie, leur engagement. « Très tôt j'ai su que je voulais être moine, nous dit Augustin, malgré les sacrifices que cela suppose, mais au départ je voulais être moine bouddhiste. Je me suis vite aperçu qu'on ne pouvait être bouddhiste en Roumanie, aussi je me suis retourné vers ma religion d'origine, chrétien orthodoxe. Prier et aider les autres sont les seules choses que je sache faire ».


Jean, séminariste de deuxième année, nous emmène dans un petit restaurant

Après la douche, Jean nous emmène dans un petit restaurant. C'est lui qui a fait déménager ses copains de chambrée pour que nous puissions rester cette nuit là ! Mais, il ne veut pas être prêtre ou moine. Cet institut, qui accueille de nombreux boursiers au mérite, doit avoir une bonne réputation dans le pays pour que d'autres jeunes comme lui viennent ici suivre leurs études, avant de pratiquer un autre métier. L'Eglise orthodoxe nous a ainsi paru résolument ouverte, moderne et jeune. Le lendemain, nous quittons la grande route pour prendre un chemin qui nous conduira en deux jours à travers des villages Tziganes isolés jusqu'à Brasov.


Le dimanche, randonnée en montagne 

Nous visitons Brasov le vendredi soir et partons au sud pour un WE sportif dans les Carpates : escalade en falaise avec des grimpeurs roumains le samedi et randonnée le dimanche avec Christian et Andrea, des amis de Larry, notre couch surfeur de Timisoara.

Le dimanche soir nous sommes hébergés (et lavés!) dans un centre de soutien scolaire à Cormanic. Nous rencontrons le lundi matin de jeunes élèves roumains d'une dizaine d'années à qui nous apprenons quelques mots de Français et une comptine bien de chez nous : « mon coq est mort, mon coq est mort»


Vie quotidienne : "Qu'il est agréable de bivouaquer en montagne !"

Le mois de mai avance et les premières chaleurs arrivent ! Nous l’avons indéniablement ressenti tout au long de cette semaine. Du coup, nous avons plus ou moins abandonné nos cuissards (source de transpiration insoutenable) et roulons maintenant torse nu les cheveux au vent. Gare aux marques de soleil provoquées par nos sacs à dos !

Le soir par contre, c’était très agréable. Nous avons dormi deux nuits en pleine montagne, profitant de l’air frais, du silence et des grands espaces. Qu’il est agréable de bivouaquer ainsi après une grosse journée de vélo 

Niveau nourriture, notre gros problème reste les pique-niques du midi. Nous mangeons froid pour gagner du temps, mais il est vraiment difficile de se ravitailler dans les épiceries de village. Le choix est très limité, voir inexistant. Malgré tous nos efforts pour apprécier la nourriture locale, nous devons reconnaître qu’en matière de saucisse/fromage, les roumains ne sont pas les champions… Le soir par contre, nous profitons souvent des nombreux restaurants très bon marché des villes des Carpates pour goûter les plats traditionnels roumains : bien sympathique !

Enfin, nous commençons à faire très attention à la qualité de l’eau de robinet roumaine, qui nous a semblé plus d’une fois louche. Nous utilisons pour l’instant des pastilles et achetons quelques bouteilles en plastique.


Lieu de bivouac en montagne : Quel espace !


Impressions à chaud : "La Roumanie est une terre de contraste"

La Roumanie, « île latine au milieu d’un océan de pays slaves » comme aiment le faire remarquer les roumains, est avant tout une terre de contraste. Alors que les villes ressemblent beaucoup à leurs homologues françaises, les petits villages à l’écart des nationales sont restés très ruraux et l’influence « occidentale » ne se fait encore que très peu sentir. Par contre, entre Brasov et Bucarest, zone très fortement touristique qui abrite dans ses belles montagnes le château de Dracula, les villages paraissent beaucoup plus riches et modernes.


Famille tsigane en habits traditionnels

L’accueil en ces terres latines est fort différent que celui que nous avions observé en Hongrie par exemple. Ici, tout le monde nous salue lorsque l’on traverse un village, nous posent des questions sur notre voyage, tente de discuter avec nous malgré notre niveau de roumain proche de zéro. Nous nous sommes aussi beaucoup fait accueillir pour pouvoir prendre une douche et nous offrir une chambre ou une « salle de danse »

Autre vision forte de la Roumanie vu depuis la France (parfois très caricaturale) : la présence de nombreux Tziganes. Quelles différences y a-t-il entre les tziganes, les gitans et les gipsies ? En fait, ces termes ont été déformés respectivement via l'Espagnol, l'Italien et l’Anglais du mot "Egyptien", puisqu'on a longtemps crus qu'ils venaient d'Egypte. En réalité les « Roms », qui signifie « homme » en hindî, sont originaires d’Inde et peuplent maintenant de nombreux villages et villes roumaines. Dans certains villages que nous avons croisés nous avons pu admirer leurs habits traditionnels : grands chapeaux pour les hommes et belles robes de « bohèmes » pour les femmes.



En Roumanie l’agriculture reste d’ailleurs très peu mécanisée, l’agriculture extensive y est peu présente (du moins dans le centre du pays) et beaucoup de paysans (car nous ne pouvons pas parler d’agriculteurs) travaillent encore leurs champs à l’aide d’une simple bêche. Il en va de même pour les routes. Ici, les autoroutes sont presque inexistantes et les routes en très mauvaises état. Tout le trafic entre Bucarest et Budapest se concentre donc sur les nationales qui se transforment pour nous en un vrai cauchemar.



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posté par Tanguy, Loic, Sylvain le 19/05/2009

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Budapest-Timisoara ; Hongrie-Roumanie ; 30 avril- 9 mai; 450 km


Des plaines hongroises aux plaines roumaines.

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Chronique : "Tant pis pour la Serbie, bonjour la Roumanie !"

Nous repartons mardi matin (5 Mai) de Budapest et plus précisément d’Erd 25 km au Sud. Nous dormions depuis deux jours dans la yourte de David, un alpiniste hongrois que nous avions contacté grâce au réseau Couchsurfing. Deux jours à rédiger les articles sur le voyage et le reportage sur les éco-quartiers de Freibourg : qui a dit que c’était des vacances ?

Après avoir affronté le vent de face en Allemagne et en Autriche, nous découvrons avec bonheur la sensation de se laisser porter par lui. Il nous propulse à 30 km sans aucun effort,  telle une main qui nous pousse dans le dos ! C’est donc sous le soleil et le vent en poupe que nous avalons les kilomètres qui nous séparent de la frontière Serbe. Mercredi soir nous jetons nos sacs de couchage à coté de champs d’orge, sous un ciel étoilé, à seulement une vingtaine de kilomètres de la Serbie.


La yourte de David à Erd où nous travaillons sur nos ordinateurs.

Le lendemain, le vent nous étant toujours favorable, nous arrivons au poste frontière dans l’euphorie crée par cette sensation de légèreté. Petite photo pour mémoriser l’instant. Derniers regards sur les plaines hongroises que nous venons de traverser. « Jó napot » madame la douanière. Il est 9h30.


Jeudi 9h30, la  frontière serbe.

Soudain tout dérape : « Quoi ? Cette frontière est réservée aux frontaliers ? » . Notre enchantement disparaît d’un coup. Nous tombons brusquement des étoiles qui nous avaient bercés la veille et revenons à la dure réalité. Il nous est donc impossible de passer par cette frontière, il faut se rendre au poste frontière principal 25 km plus loin. Nous y apprenons que le passeport est obligatoire pour entrer en Serbie. Les nôtres sont actuellement à l’ambassade chinoise en France... « Go back, no way ! » Il est 14h00.

Nous faisons alors demi-tour, avec un arrière goût de défaite et surtout un vent de face, qui nous limite à 20km/h au prix d’efforts importants. Arrivés à Szeged, nous organisons notre repli et prenons la décision de rejoindre directement la Roumanie, à une trentaine de kilomètres.

Le lendemain nous mettons donc le cap direction Timisoara. Nous passons la frontière sans aucun problème (merci l’Europe !) et recevons les encouragements des douaniers. Dès nos premiers kilomètres en terre roumaine, nous oublions notre déception de la veille : Quel plaisir de retrouver un « pays latin » et l’impression de commencer réellement notre voyage en Europe de l’Est !


La frontière roumaine : On passe !


Vie quotidienne : "Nous tenons nos horaires !"

Au fil des jours nous nous endurcissons. Nous roulons de plus en plus sans les cuissards que nous portions au départ, d'autant qu'il fait chaud et que le tissu synthétique de notre « spectra » (c'est ainsi que nous surnommons affectueusement les cuissards, du nom de la marque) accélère la transpiration.
Nous arrivons enfin à tenir nos horaires. A 17 ou 18h00 nous voici dans la ville étape, assis à une terrasse, ou cachés dans un coin de nature.
Nous avons rencontré peu de personnes en Hongrie, et encore moins dans les campagnes. Le couch surfing permet de trouver à l'avance par internet un point de chute, et de provoquer quelques rencontres.C'est ainsi que nous sommes restés deux jours chez David Klein, à la sortie de Budapest. Une yourte Mongole nous attendait pour dormir, une connexion Wifi pour mettre à jour le site. A Timisoara, Melinda et Larry nous hébergent et nous font visiter la ville.
Les prix de la nourriture au quotidien restent relativement élevés, spécialement pour les produits de première nécessité, mais la Roumanie et la Bulgarie approchant, nous aurons l'occasion de nous payer des festins pour pas cher!


Enfin un dîner avant la tombée de la nuit


Impressions à chaud : "La campagne hongroise revêt, à nos yeux, beaucoup moins de charme"


Rue principale d'un des nombreux villages hongrois que nous traversons

Budapest est une très belle ville. Son parlement, la vue depuis le château de Buda qui surplombe le Danube, la synagogue Dohany (la plus grande d’Europe !) valent le détour. Les bains de la capitale hongroise sont aussi très réputés mais nous n’avons malheureusement pas eu l’occasion de nous y détendre. Nous avons réellement apprécié cette ville, à cheval sur le Danube depuis la construction du pont de chaines en 1873 qui unifia définitivement les villes de Buda et de Pest.
La campagne hongroise revêt à nos yeux, beaucoup moins de charme. Le décor n’a en fait pas beaucoup changé durant nos 400 km de traversée : de grandes lignes droites au milieu des champs, interrompues de temps en temps par un village. Tous les villages se ressemblent d’ailleurs beaucoup. Ils sont très souvent traversés par une artère principale structurante, large, espaçant deux maisons l’une en face de l’autre d’une trentaine de mètres. Les magasins et les bars (très peu fréquentés) sont peu nombreux et dispersés aux quatre coins de la ville. La population est assez âgée, (toujours à vélo par contre !), les jeunes vivant principalement dans les grandes villes. Nous avons eu beaucoup de mal à parler, échanger avec des gens, renforçant la sensation bizarre que nous avions : une vie sociale locale très peu active.

La frontière roumaine marque un cap important. Tout semble changer après avoir franchi une simple barrière ! De nombreux enfants se baladent dans les rues des villages et les terrasses des cafés sont pleines. Les gens semblent enjoués et nous saluent de grands signes de la main. Par contre, le pays apparait assez pauvre. L’état des routes, les nombreux bâtiments abandonnés, une agriculture beaucoup moins mécanisée sont autant d’indices révélateurs. Notre séjour ne fait que commencer, nous devons quitter la Roumanie à la fin du mois.

Ouvrons les yeux et découvrons !

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posté par Tanguy, Loic, Sylvain le 10/05/2009

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