Une chaussure, 3 charrettes et 4 heures de perdues


chaussure de sylvain


Vendredi 22 mai, Roumanie :


Nous disons au revoir à Petruta Moisi du centre écologique de Galati à 10h30. Nous donnons les premiers coups de pédale de dernière étape de la semaine et de l’union européenne, Galati-Tulcea, 90 km.


Nous prenons le bateau qui traverse le Danube (très large à cet endroit, rendant difficile la construction d’un pont) , et accostons à 11h sur la rive opposée. Nous suivons alors la route principale qui mène jusqu’à Tulcea. Elle est très agréable : Nous traversons une vaste prairie où des moutons paissent tranquillement, il n’y a pas beaucoup de voitures et il fait beau.

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Soudain au bout de 5 km environ, Sylvain s’arrête. L’une des chaussures qu’il avait accrochée sur ses sacoches avant tombe. Il la ramasse et regarde Tanguy embarrassé : Il n’y en a plus qu’une ! « Bon, c’est pas grave, on fait demi tour on va bien le retrouver sur le chemin. »

Nous faisons donc demi-tour, scrutant le côté gauche de la route. Dans un virage, trois charrettes passent dans l’autre sens. Elles sont jolies, Sylvain les admire et Tanguy les prend en photo. Nous ne nous laissons pour autant pas déconcentrés très longtemps et recommençons à scruter le côté gauche de la route.

De retour sur les rives du Danube, l’heure est au constat : pas de chaussure. Sylvain a du la faire tomber dans Galati sans s’en apercevoir. Bon gré mal gré, nous reprenons le bateau dans le sens inverse et refaisons notre chemin allé jusqu’au centre écologique. Rien ! Il est 12h30, on commence déjà à perdre un certain temps.


Sylvain peut être content de les retrouver ses chaussures !

Découragé, Sylvain prend l’appareil photo et zoom sur les photos que nous avions prises. « On aurait du y penser plus tôt, regarde, je l’avais encore sur le bateau ! Elle est peu être sur la route de Tulcea ». L’espoir renait, on mange un morceau, traversons une troisième fois le Danube et reprenons la route direction Tulcea. Il est 15h00

Et là, bien sur, au bout de quelques kilomètres, on retrouve la chaussure de Sylvain. Devinez où ? A l’endroit où l’on avait croisé les trois charrettes. 30 secondes d’inattention et 4 heures de perdues !



posté par Tanguy, Sylvain, Loïc le 26/05/2009

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Budapest en mouvement : prix européen de la mobilité 2008!


Budapest en mouvement : prix européen de la mobilité 2008!


Début mai, Budapest, Hongrie


Nous arrivons à Budapest par la banlieue ouest. Les 2 millions d'habitants que compte la ville vivent en grande partie dans les zones pavillonnaires qui s'étendent dans les collines aux alentours. On comprend immédiatement les difficultés que peut avoir une telle ville à gérer les déplacements de ses habitants. Tous les villages hongrois que nous traversons sont organisés de cette façon : des pavillons s'étendent à perte de vue, la voiture reste le principal moyen de transport même si beaucoup sont à vélo dans les bourgs.

Budapest c'est d'abord l'histoire d'un pont entre deux rives du Danube. Même si les origines de la ville remonte aux celtes, le premier pont permanent de la ville n'a été achevé qu'en 1849. En 1873 le gouvernement royal proclame l'unification : Buda et Obuda sur la rive droite du Danube, et Pest sur la rive gauche. La Hongrie n'est alors autonome de l'Autriche que depuis 6 ans.

Au XIX siècle, Budapest attire toute l'industrie et la main d'œuvre du pays. Pour se développer, la ville doit moderniser son réseau de transport. Le métro de Budapest date de 1896, et la ville est fière de faire remarquer qu'il est le plus ancien du vieux continent, puisque Londres n'est pas sur le continent!


Budapest en mouvement : prix européen de la mobilité 2008!

Un siècle et quelque plus tard, Budapest se voit récompenser par l'Union Européenne pour ses efforts en matière de déplacement, et remporte le prix de la semaine européenne de la mobilité. Parmi les 2102 villes européennes ayant participé à cette semaine, Budapest s'est distinguée par des actions de sensibilisation du public, et un investissement important dans ses infrastructures. Quelques exemples d'actions mis en place par Budapest : journées sans voiture, cartographie du bruit pour guider les piétons, extension de la zone piétonne du centre ville, du réseau de piste cyclable et de tramway.

La perle du Danube s'est mise au vert!

Pour voir toutes les photos cliquez ici



posté par Loïc le 26/05/2009

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Une crevaison et pas de pompe, un bon moyen de rencontrer des gens !


Rencontre avec des apiculteurs roumains


Jeudi 21 mai, Roumanie :


Nous commençons une petite étape de 90 km qui doit nous mener jusqu’à Galati, aux portes du delta du Danube. Nous déposons Loïc à la gare le matin. Il doit retrouver Camille à Bucarest (250 km au Sud Ouest) et attendre l’arrivée des parents qui viennent visiter le delta du Danube avec nous pendant le WE.

Nous nous retrouvons à deux, Tanguy et Sylvain, sur une nationale très passante avec vent de face. Au bout de trois quart d’heure très pénibles à se faire doubler par une série incessante de poids lourds roumains tout en avançant à 15 km/h, la guigne continue : Tanguy crève ! Pas de problème, on a le nécessaire pour réparer, les rustines, la colle...

Mais pas de pompe : On l’a laissée à Loic qui est tranquillement assis dans le train direction Bucarest ! Il est 10h30 et on est à 15 km du premier village, entourés de champs. Les ennuies commencent, on n’est pas prêt d’arriver à Galati qui est encore à 50 km.

Tout à coup, Dimitru et Alin, deux apiculteurs roumains qui travaillaient dans le champ à côté accourent et coupent net Tanguy dans sa déprime naissante. Ils ont une pompe pour réparer notre vélo, cool ! Et ce n’est pas tout : ils arrivent les bras chargés d’une bouteille de lait de ferme récolté le matin même, de deux pots de miel et d'une bouteille de vin qu’ils nous offrent généreusement. « Là, y a pas, on a une bonne étoile ! »


Une crevaison et pas de pompe, un bon moyen de rencontrer des gens !

S’en suivent trois heures de discussions en Anglais, Français et Espagnol, où nous parlons de la passion de Dimitru pour le vélo (Il a fait tout un grand tour à vélo en Roumanie), de leur métier d’apiculteur, de la Roumanie, du voyage etc. Que d’échanges et quel souvenir provoqué par une pompe oubliée sur le vélo de Loïc… On le refera ce coup là !



posté par Tanguy, Sylvain, Loïc le 25/05/2009

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