Un partenaire suprise : Pentalog !


Un partenaire suprise : pentalog !


Mardi 2 juin 16h, locaux de l’agence française de Chisinau :


Pentalog sait créer l’effet de surprise...

Nous étions en pleine présentation des deux premiers mois de notre aventure Dynamosolidaire à l’agence française de Chisinau en Moldavie. A la fin de notre exposé, Serghei Goloborodico se lève et nous annonce : « Je représente la banche moldave de Pentalog, agence d’informatique et de conseil basée à Orléans. Nous vous avons râté à Brasov et Sibiu en Roumanie, nous sommes contents de vous trouver ici à Chisinau et de vous acheter 100 km ! » Photo, échange des adresses mails, Serghei nous quitte et nous laisse plantés là, incrédules. « Ouaou super, mais qui est Pentalog et pourquoi nous sponsoriser ? »


Serghei Goloborodico directeur de l'agence moldave de Pentalog


Nous ne comprendrons que quelque temps plus tard les raisons de ce généreux geste. Beaucoup d’éléments nous relient en fait : projets d’amis, challenge, aventure, Orléans, blagues (pas drôles)… Nous vous laissons découvrir le récit de la descente de Loire en radeau recyclé que les 5 membres fondateurs ont effectué l’été suivant la création de leur boite en 1993. A savourer !

Site internet : www.pentalog.fr



posté par Tanguy, Sylvain, Loïc le 18/06/2009

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A être trop tranquille on finit par être en retard !


Etre trop tranquille et louper le dernier bateau pour franchir la frontière...


Samedi 6 juin, frontière Moldavo-ukrainienne


Nous avançons à grand pas depuis notre départ de Chisinau hier à 15h. Nous arrivons déjà à Soroca, à 160 km de Chisinau et 8 km de la frontière ukrainienne et il est juste l’heure du déjeuner : « Tranquille, à ce rythme là, on est à Kyiv dans trois jours !» Nous profitons alors de ces derniers moments moldaves et discutons avec la population locale.

« 18h00 ! Allez assez discuté, il faut y aller !». Nous avalons les 8 km qui nous séparent de la frontière ukrainienne. Bizarre d’ailleurs cette frontière : il y a une rivière mais pas de pont pour la traverser ! Nous cherchons un peu et trouvons au bout de quelques temps le poste frontière moldave. En fait, il faut prendre le bateau, mais il est trop tard, la dernière traversée était justement à 18h !
Bon gré malgré nous faisons demi-tour et trouvons refuge pour la nuit dans un monastère orthodoxe. Après une soirée originale, à baragouiner trois mots de russe avec une des sœurs du monastère, nous nous levons bonne heure et traversons enfin , en bateau, la frontière ukrainienne.


Nous n'arriverons à traverser cette rivière que le lendemain... bien joué !

Moralité : A être trop tranquille on fini par être en retard…



posté par Tanguy, Loïc, Sylvain le 13/06/2009

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Moldavie-Ukraine, de Chisinau à Kiev, 5-10 juin, 650 km


Ukraine 1

Premières impressions de l'Ukraine

Pour voir toutes les photos cliquez ici





Chronique : "Et nous qui pensions que l’Ukraine était un plat pays ! "

Presque une semaine que nous étions à Chisinau. L’accueil était il trop bon ? Très agréable en tout cas ! Nous reprenons la route vendredi après midi après avoir fait nos adieux à Louise et Amélie de l’Alliance Française. Nous filons direction Kiev à plus ou moins 600 km selon les estimations locales où nous devons y être mercredi 10 au soir pour un reportage sur Mama 86.

Nous avançons à grand pas vers la rivière qui forme la frontière Moldavo-ukrainienne (160 km plus au nord) que nous atteignons presque (voir insolite ) le samedi soir. Nous la franchissons finalement en bateau le lendemain matin. On est dimanche, il est 10h30, il y a un soleil de plomb, une chaleur à crever et nous roulons sur le sol ukrainien. Pour preuve, plus aucun panneaux n’est en alphabet romain, ils sont tous en cyrillique !

Nous nous engageons dans une très longue journée, à monter et descendre des collines. Ca n’en fini pas. Et nous qui pensions que l’Ukraine était un plat pays ! Le soir, nous arrivons à Braclav où nous avions repéré un étang pour nous baigner. L’eau n’est pas vraiment limpide mais un petit plongeon après une grosse journée à transpirer est vraiment très agréable. Nous y rencontrons Andrey et Vladislav deux sympathiques Ukrainiens. Nous discutons de tout et de rien avec Vladislav pendant qu’Andrey lit l’avenir dans les mains de Loic. Gentiment, ils nous proposent de nous héberger et nous acceptons, évidemment. Le soir, grand moment d’échange gastronomique : Nous leur faisons goûter le dernier saucisson français que nous gardions depuis la visite de nos parents pendant qu’ils nous servent des verres de Vodka ukrainienne !


Tout au long de la route, nous trouvons de nombreux lacs pour nous rafraîchir


Quel accueil ! Nous y passerons toute l'après midi

Levés un peu tard, nous reprenons la route lundi vers 11h. Toujours autant de collines et toujours aussi chaud. Nous fêtons nos 4000 km pédalés le long d’une vieille voie de chemin de fer. Après la photo obligatoire, nous reprenons notre rythme (lent !), accablés par cette chaleur oppressante. Nous arrivons pour 14h30 à Illinci, à mi-distance de notre étape de 100 km. Nous apercevant, Kostya, jeune militaire ukrainien sort alors de sa maison et nous propose de venir manger avec toute sa belle famille. Quel accueil ! Baignade dans l’étang tout proche, visionnage de nos photos respectives, concert de Loïc à la guitare, nous y restons jusqu’à 20h00 et reprenons la route pour nous avancer de quelques kilomètres.

S’en suit alors 230 km en deux jours, sous une chaleur toujours aussi accablante. En arrivant sur Kiev (à prononcer Ki-ïv sinon personne ne comprend !), les collines disparaissent. Nous découvrons alors l’Ukraine comme elle est représentée sur le drapeau national : de grands champs de blé et un ciel bleu azur.


Vie quotidienne : "« Les Ukrainiens sont décidément très accueillants ! »"

L’Ukraine est vraiment un pays très dangereux. A chaque coin de rue nous redoutons un guet-apens, au cours duquel nous nous ferons enlever et séquestrer pour partager avec nos kidnappeurs un verre de bière ou de vodka, ou pire un bon repas ! Nous nous sentons comme des bêtes traquées, obligées de nous terrer dans les bois pour réaliser nos pauses, si nous voulons arriver à parcourir nos 100 km journaliers. Les ukrainiens sont définitivement très accueillants ! Même si à premier abord ils peuvent paraître un peu réservés (peu de gens nous saluent le long la route), dès que la discussion est engagée ils sont très intéressés par notre projet : il est difficile de se soustraire à leur hospitalité !


Notre entrée en Ukraine correspond aussi à nos premières journées de grosses chaleurs. Dès le petit déjeuner nous sentons que la journée va être très chaude et qu’il va nous falloir pédaler sous en soleil de plomb. Heureusement en vélo, nous avons une climatisation gratuite et écologique intégrée : le vent ! C’est donc essentiellement dans les montées, qui ne manquent pas en Ukraine, que l’on a réellement ressenti les grosses chaleurs.

Heureusement l’Ukraine regorge de lacs et de rivières. Quel bonheur de piquer une tête lors de nos poses déjeuners ou en fin de journée ! Après quelques brasses nous nous sentons totalement propres et requinqués, prêts à repartir pour une cinquantaine de kilomètres.

Coté logistique, nous utilisons depuis une semaine le filtre à eau à la grande joie de Loïc. Nous pouvons ainsi filtrer l’eau que nous puisons dans les nombreux puits qui ponctuent les villages que nous traversons. Nous disposons ainsi d’eau potable sans avoir besoin d’acheter systématiquement de l’eau minérale en bouteille.


Grâce à notre filtre nous pouvons boire l'eau des puits


Impressions à chaud : "Avoir 25 ans dans un pays de l'ex-URSS"

Le nord de la Moldavie et le sud de l'Ukraine nous surprennent par leur relief. Là où nous ne pensions trouver que de grandes plaines céréalières, nous nous heurtons à de nombreuses côtes qui nous laisseront des marques et des courbatures les jours suivants...




Alexi nous confie qu'il aimerait bien partir en voyage, mais ne peut se procurer ni visa ni argent, quelle chance nous avons !

Nous ne passons pas inaperçus avec nos drôles de vélos. Les jeunes notamment viennent très facilement vers nous et rêvent de pouvoir en faire autant. Mais très vite une réalité les rattrapent : jeunes ukrainiens et moldaves ont bien conscience qu'ils n'ont pas les mêmes facilités que nous pour traverser les frontières, et trouver les financements nécessaires à un tel voyage. Que pensent-ils de l'union européenne ou de la démocratie naissante dans leur pays? Souvent ces questions les embarrassent. « Si l'Ukraine devenait européenne, tous les ukrainiens partiraient en Europe » nous dit Sergeï

En Ukraine, un militaire ou une prof d'anglais gagne entre 100 et 200 euros, juste de quoi payer le loyer. Chacun monte alors un petit business pour s'en sortir, comme louer sa voiture à un chauffeur taxi pour partager les bénéfices. La révolution orange, cet élan démocratique dont nous avons beaucoup entendu parler en Europe il y a deux ans, ne fait pas l'unanimité parmi ces jeunes. Pour certains c'est un pas en avant vers la liberté après 70 ans d'URSS, pour d'autres, les manifestants ont été payés par les organisateurs pour venir en nombre aux manifestations. En tout cas, tous semblent ne pas croire en leurs hommes politiques et rêvent de venir visiter l'ouest, voir d'y vivre.

Pour voir toutes les photos cliquez ici



posté par Tanguy, Loic, Sylvain le 13/06/2009

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