Russie, Irkoutsk-lac Baïkal, du 28 juin au 3 juillet


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Au bord de la perle de Sibérie

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Chronique : Une équipée de trois russes trois américains et trois français partent à l’assaut des sentiers de la perle de Sibérie…""

A peine sortis de la gare, nous filons au muséum d’histoire naturelle d’Irkoustk pour interviewer Vladimir de l’association GBT (Great Baïkal Trail). Comme son nom l’indique, GBT essaye de développer l’écotourisme autour du lac Baïkal, en traçant notamment des sentiers de randonnée. D’ailleurs on arrive juste à temps : Vladimir part le lendemain au nord du Baïkal, pour encadrer ce qu’il appelle un « summer camp ». Deux semaines durant, il va tracer avec une quinzaine de jeunes venus des environs et du monde entier quelques kilomètres de chemins le long du lac : un bon moyen de sensibiliser les jeunes au respect de la nature, de les impliquer dans une action locale, et de passer de très bons moments !

Fin de l’interview, Stas, jeune volontaire (14 ans !) de l’association, nous emmène à l’hôtel GBT, tenu par Olya et Nadia, elles aussi volontaires. En fait d’hôtel, c’est une sorte d’auberge espagnol où des voyageurs du monde entier se retrouvent. Bien sympa, nous y restons quelques jours, à visiter Irkoutsk, ses muséums, sa rivière d’une transparence incroyable, et ses rues aux allures soviétiques. Au détour d’une rue, nous rencontrons un motard finlandais qui nous raconte son incroyable « allé-retour à moto d’un mois entre la Finlande et Vladivostock… » Le soir, de retour à l’appartement, nous sympathisons avec Nick et Dylan, deux américains de New York qui viennent participer à un « summer camp ».


Nous sympathisons tout de suite avec Nick et Dylan deux américains de NY.


sur les bords du lac Baïkal

Olya elle, part le lendemain avec deux amis faire une randonnée de quatre jours le long du lac avec deux amis à elle. Ni une ni deux, nous sautons sur l’occasion et lui demandons s’il est possible de se joindre au groupe. Réponse affirmative, nous préparons illico nos sacs ! Nick et Dylan sont eux aussi libres pendant une semaine, Sherwan un autre américain de Los Angeles est lui aussi partant : tant mieux, plus on est de fous plus on rit ! Le lendemain (mardi), c’est donc une équipée de trois russes trois américains et trois français qui partent à l’assaut des sentiers de la perle de Sibérie.

La randonnée se passe bien, même si au début il était un peu difficile d’engager la conversation avec l’équipe russe. Dîner au feu de bois sur les plages en galets du Baïkal, baignade express dans les eaux à 5 degrés, cerf-volant, escalade, guitare et chants de toute nationalité, découverte des Prianikies (patisseries locales dont nous tombons littéralement amoureux) : la Sibérie est vraiment belle et nous avons la chance d’en profiter dans les meilleurs conditions !


Vie quotidienne : "Nous aurons réussi à réchauffer l'ambiance « guerre froide » à coup de chansons françaises "

L'Hotel GBT où nous séjournons à Irkoutsk est habité et tenu par des bénévoles de l'association. Ici se succèdent toute l'année des volontaires russes ou étrangers. Deux chambres de six lits superposés, une cuisine et surtout : une machine à laver et une connexion internet! deux accessoires indispensables à notre petit confort... que nous apprécions d'autant plus au retour de la marche au Baïkal


En effet partant en rando autour du lac Baïkal, le « camp de l'ouest » (américains et français) a oublié la moitié de son matériel. Les 3 russes nous avaient bien fait comprendre qu'il ne fallait pas compter sur eux. Nous n'avons que notre tente 4 places pour loger les 3 américains et nous mêmes. Tanguy et Loïc dorment dans le auvent, leurs pieds dépassent alors qu'il pleut à torrent la nuit. Nos amis russes à 3 dans une tente de 4 eux sont bien installés...

Nous avons également oublié nos popotes. Cette fois c'est de notre faute, car les américains ont les leurs. Au départ pas question pour les russes de partager leur casserole, mais devant notre efficacité à lancer le feu ou le côté pratique de notre réchaud, nous faisons vite échange de bons procédés.

Au bout de trois jours, nous n'aurons pas brisé la glace avec tous les membres de la team russia, mais nous aurons réussi à réchauffer l'ambiance « guerre froide » à coup de chansons françaises, de plâtrés de riz et de bains dans les eaux à moins de 10°C du lac Baïkal.


Oubli de gamelles, nous en improvisons de nouvelles sur place


Impressions à chaud : "Dès les premiers pas dans la ville nous sentons que nous sommes bien plus à l’Est. !

Irkoustk est la capitale de la Sibérie. Avec 600 000 habitants, elle est avec Oulan Oude, la ville influente de la région. A 5000 km de la capitale du pays, Irkoutsk est cependant largement oubliée par le gouvernement de Moscou. Comme nous le dit Vladimir, il n’y a pas de réelle volonté de la part du pouvoir central, d’investir dans cette région aussi reculée notamment dans le tourisme. Les initiatives sont donc laissées aux volontés locales comme GBT par exemple.


La rue piétonne d'Irkoutsk : un enchevêtrement d'enseignes de magasins.

Dès les premiers pas dans la ville nous sentons que nous sommes bien plus à l’Est. La population est beaucoup plus mixte avec un pourcentage important d’asiatiques et choses amusante, 70 % des voitures ont leur volant à droite (même si ils continuent de rouler à droite) : Elles viennent directement du Japon, via Vladivostok.

Le centre ville n’est pas très bien entretenu. Les lignes de tram sont en très mauvais état, les façades des immeubles ont besoin d’un grand coup de ravalement, les enseignes des magasins s’enchevêtrent les unes dans les autres au point qu’on ne les distingue même plus ! Mais en poussant la visite jusqu’à la rivière Angara, on découvre un site touristique sympathique qui commence juste à être mis en valeur. La qualité de l’eau de la rivière (qui vient du Baïkal) est exceptionnelle et les premières activités estivales (tir à l’arc, bateau sur la rivière) sont mises en route

Enfin le lac Baïkal. C’est le plus grand lac du monde en volume (et non en superficie !). Il descend à des profondeurs incroyables, jusqu’à 1600 m (presque comme l’océan atlantique) et représente à lui seul 20 % des réserves d’eau douces de surface du globe. Beaucoup le surnomment à juste titre la perle de Sibérie : ses eaux sont d’une transparence incroyable, jusqu’à 40 m ! Les paysages sont grandioses, les villages en bois magnifiques et la nature belle et sauvage. Quelle joie de marcher longeant des forêts de sapins et de bouleaux, avec une vue imprenable sur le lac et les montagnes en face, à une trentaine de kilomètres.

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posté par Sylvain, Loic et Tanguy le 10/07/2009

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Coup de coeur... Une famille en or!


famille en or


Mi juin, Ukraine à 200 km de Kiev

Nous nous enfonçons dans la campagne Ukrainienne, 6 jours de vélo consécutifs pour avaler les 600 km qui séparent Chisinau de Kiev. L'hospitalité ukrainienne nous avait déjà très agréablement surpris, mais nous n'étions justement pas arrivés au bout de nos surprises...

Arrivés à Illinzy, notre carte de l'Europe à la main (largement suffisante pour arriver jusque là!), Sylvain demande son chemin à un jeune pendant que Tanguy et Loïc se rendent à l'épicerie acheter quelques précieuses bouteilles d'eau fraiche.

Nous avions repéré un lac à l'entrée du village, endroit idéal pour se rafraichir pendant l'heure chaude. Nous sommes à mi chemin de nos 100 km et faisons demi tour pour retrouver le lac, près de là où Sylvain avait demandé son chemin. En repassant devant le portail, le jeune type était toujours là, il nous fait signe de la main... dans quel piège allions encore tomber?!


Photo souvenir avec cette « famille en or » avant de reprendre la route


Kostia essai le vélo de Sylvain

Avant de partir et sur la route, toutes les bonnes âmes nous avaient conseillé « méfiez vous des mauvaises rencontres ». A vélo en Ukraine, méfiez vous aussi des bonnes rencontres, comme celle avec Kostia et toute sa belle famille, une famille en Or!

Kostia, le jeune gars qui indiquait notre chemin à Sylvain, nous fait asseoir à la table du jardin. La table est entourée d'une armature en bois et surplombée d'un toit en taule ondulée plus ou moins imperméable, du matériel que ce militaire a récupéré à son travail. Les membres de la famille sortent un à un de la maison et nous rejoignent autour de la table. Bientôt ce sont les petits plats qui défilent à leur tour. Après un festin de 4h00, nous avons digérés nos quelques verres de vodka à grand renforts de borsh, de beignets et de ????, nous voilà a peu près prêt à reprendre la route, le temps d'une photo avec tout le monde devant les vélos. Magie des grandes familles, Alexander le beau frère de Kostia nous donne l'adresse de sa sœur qui habite un studio à Kiev.

Nous passerons ainsi 10 jours chez Ana, avec son compagnon Sergheï dans leur 30m², nos vélos sur le balcon. Grâce à eux nous trouverons refuge chez Tania à Moscou, mais là c'est une autre histoire...

Le WE suivant cette première rencontre, pendant notre séjour à Kiev nous revenons à Illinzi et passons deux jours avec la famille. Au programme : équitation et pêche à « l'ukrainienne » comme dit Kostia. Est-ce que pêcher à l'Ukrainienne veut dire revenir bredouille? Parce qu'à part trois bébés perche pou les chats, nous sommes revenus les mains vides au repas du dimanche midi... qu'importe un festin nous attendait encore. Un festin, et surtout un cours d'histoire mémorable, orchestré par Alexander.
Alexander a 26 ans, il est le fiancé de la charmante Natalia, la belle soeur de Kostia. Il ne parle pas un mot d'anglais, pourtant il tient en haleine toute la famille pendant deux heures en expliquant comment Staline a mis à sac l'Ukraine en 1932, ou comment son grand père s'est battu pendant la seconde guerre mondiale avec l'armée rouge. Malgré les sujets tragiques, l'auditoire est hilare de ce cours d'Histoire revu et corrigé. Ce garçon qui travaille dans la boutique de vêtements de ses parents a rater sa vocation : il aurait dû être clown!


Ana et Segheï, nos hôtes à Kiev nous font visiter la ville

De retour chez Ana et Sergheï nous abusons de leur gentillesse et surtout de leur connexion internet, mais nous faisons pardonner en les emmenant au resto ou en leur préparant quelques plats français. Difficile quand le seul bout de camembert de Kiev se vend en boite de conserve...



posté par Loïc, Tanguy, Sylvain le 09/07/2009

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Russie, Moscou-Transsibérien, du 20 au 27 juin, 5000 km en train !


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On passe de l'autre côté du monde !

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Chronique : A pied, en train ou en bateau, nous découvrons la Russie sans nos vélos!""

Nous quittons Kiev par le train et arrivons Samedi matin à la gare de Moscou, près à vivre 3 jours à profiter de la ville, nous n'avons pas de reportage à faire ici et repoussons la rédaction du précédent au transsibérien. Ce n'est pas souvent que nous découvrons ainsi brutalement une ville, en commençant par sa gare et son centre. Nous rejoignons l'appartement de Tania où nous allons passer notre séjour moscovite, le contact nous a été donné par Anya, depuis Kiev. La pauvre Tania n'a pas dormi de la nuit, une fuite d'eau l'a forcé à tomber du lit à 3h00 du matin et à appeler les réparateurs en pleine nuit. Et voilà que trois français viennent envahir son appartement avec tout leur bazar!

Nous visitons quelques sites emblématiques de la capitale russe, désireux de mieux comprendre l'histoire du pays. Au musée de la Révolution, nous découvrons les évènements qui ont précédé l'arrivée du communisme. Au Kremlin nous traversons les nombreuses églises qui composent cette « forteresse ». Chaque Église avait un rôle pour les tsars : prière, mariage, couronnement, enterrement. Les collections du Musée des armures nous ont vraiment impressionné : les carrosses, les armures ou encore les oeufs de Fabergé... autant de trésors accumulés par les tsars au cours des siècles. Se sont souvent des cadeaux diplomatiques offerts par les grands d'Europe et qui témoignent de la grandeur passée de la Russie.


Devant la basilique St basilique avec notre hôte du WE, Tania.


Vue de la Taïga depuis le train.

Le temps d'une balade en bateau, d'une séance d'escalade en salle et d'un dernier petit restaurant, c'est déjà l'heure de partir : le transsibérien nous attend. Il a d'ailleurs failli partir sans Sylvain qui une heure avant de monter dans le train s'aperçoit qu'il a oublié ses chaussons au pied du mur d'escalade. Comme si le voyage manquait de sensations fortes, il traverse la ville en courant pour récupérer ses précieux chaussons! Nous laissons Tania sur le quai, elle nous aura guidé à travers la ville pendant ces trois jours. Nous voici embarqués dans ce train mythique, enfermés dans notre dortoir, il ondule entre les steppes et les forêts bouleaux et de conifères : nous sommes en Taïga. A l'intérieur du Transsibérien, la vie est un peu trop calme. Notre wagon 3° classe est rempli de russes qui ne parlent pas un mot d'anglais. A peine monter dans le train, à 10h00 du matin, tout le monde a déjà fait son lit et semble se préparer à hiberner plusieurs jours, ce qui contraste avec les nuits qui ne durent que 3 heures à cette époque de l'année! Pour ajouter au tableau, les « dames » du train – le personnel de bord – se révèlent assez sèche quand nous voulons recharger nos portables dans les couloirs de la première classe.

Trois polonais ont eu la bonne idée de monter dans ce train, ce qui va égayer notre voyage. Ils ne sont pas dans le même wagon que nous mais voyagent aussi en troisième classe et se rendent à un mariage en Sibérie. Dans leurs bagages, ils ont embarqué pas moins de 20 bouteilles de cognac! Arrivés à Irkoustk, ils en sont déjà à leur quinzième bouteille lorsque nous les quittons, bien content de poser enfin nos pieds sur le sol asiatique. L'aventure commence.


Vie quotidienne : "On ne prend pas souvent le train pendant 4 jours consécutifs. "

On ne prend souvent le train pendant 4 jours consécutifs. La vie dans le transsibérien est donc assez particulière. Il y a trois classes. La première, des compartiments de deux ou quatre couchettes relativement bien décorés et il y a la climatisation dans le couloir. C’est pas le luxe mais un certain confort. La deuxième classe est sensiblement identique, les décorations et la climatisation en moins. Il fait donc un peu plus chaud et les gens sortent plus régulièrement de leur cabine pour « prendre l’air » dans le couloir du train. Enfin la troisième, celle dans laquelle nous avions nos appartements, change radicalement de style : il n’y a plus de compartiments ! 40 personnes dans la même pièce, quelques cloisons pour faire tenir les lits, des fenêtres qui ne s’ouvrent presque pas et c’est parti pour quatre jours à vivre en communauté !


Chacun dans le wagon vaque donc à ses propres occupations. Pour beaucoup il faut bien le reconnaître, il s’agit de dormir, lire et manger, pas de suractivités donc. Mais, ne vous inquiétez pas pour nous nous étions bien occupés : Entre la rédaction des reportages et des newsletters et nos longues soirées à discuter avec les polonais, nous n’avons pas vu le temps passer. Notre grand problème était en fait la gestion de l’autonomie de nos batteries. Les prises de courant étaient rares et pour recharger nous devions nous tenir debout pendant quelques heures en plein milieu des couloirs !

Enfin, les lieux communs : Le wagon restaurant d’abord, mené avec une main de fer par nos deux matrones russes qui n’étaient pas là pour rigoler. Peu de Russes y vont en réalité, quelques personnes des classes supérieures uniquement. Nous y étions tout le temps avec nos ordinateurs, profitant de la température ambiante et de la bonne ventilation du wagon, bien plus agréable que celle de nos couchettes ! Les toilettes ensuite, parce que décidément on ne peut pas parler de douches : elles consistaient en un simple lavabo où l’on pouvait se nettoyer sommairement et tenir ainsi jusqu’à la fin du voyage. Enfin les quais des gares où le train st : Quelle effervescence ! A peine descendu on est assailli par une foule de vendeurs, souvent des femmes d’ailleurs qui proposent toutes sorte de victuailles : pâtes chinoises, gâteaux en tout genre, glaces, bières et poissons séchés… de quoi se ravitailler pendant tout le voyage ! !


La troisième classe. En haut, rangés dans des housses noires, nos vélos !


Impressions à chaud : "Les matrones russes nous engueulent comme du poisson pourri !

Nous avons réalisé l’ensemble de nos déplacements à Moscou avec le métro. Et à vrai dire, nous avons été impressionnés par son efficacité ! Nous n’avons jamais attendu plus de 2 min. Après quelques recherches sur le net, nous apprenons que c’est le second système métropolitain du monde, il transporte quotidiennement 7,13 millions de personne soit plus que New-York ou Paris (4 millions). De plus certaines stations sont de vrais musées, comme par exemple la station « Komsomolskaïa », dont les murs sont recouverts de nombreux ornements. On appelle d'ailleurs ces stations les «palais souterrains ».




La bâche publicitaire de BMW sur les bords de la Moscowa : démesuré !

A la surface c’est essentiellement le Kremlin et la Place Rouge qui ont retenu notre attention. En dehors de ces deux places mythiques, les autres rues de Moscou ne présentent pas d’intérêt majeur. Il y a beaucoup de très grandes avenues un peu oppressantes, et les bâtiments architecturalement intéressants sont littéralement recouverts de publicités. Les bâches publicitaires sont bien loin des panneaux 3mx4m que nous connaissons en France. Ici, il n’est pas rare de voir des pubs pouvant atteindre 10 à 20 m de haut et plusieurs dizaines de mètres de long.

Les russes sont d’une manière générale assez accueillants, mais il n’est pas rare de se faire engueuler comme du poisson pourri pour des raisons parfois incompréhensibles. Ne vous avisez pas à siffloter dans un endroit clos, Tanguy dans le train par exemple. Vous vous feriez sévèrement réprimés par une matronne russe ! Ici la croyance populaire dit que si l’on siffle dans un endroit clos on ne gagnera pas d’argent.

Au niveau du paysage, les voyages en train ne nous permettent pas de prendre le recul que nous avions à vélo. Derrière la vitre de nos wagons couchettes, les paysages défilent à vive allure et il est dur de s’en imprégner. La Taïga semble magnifique bien que quelque peu monotone. Pendant trois jours nous avons vu défiler d’immenses forêts de conifères et de bouleaux parsemées de villages dont les maisons sont majoritairement construites en bois.

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posté par Tanguy, Loic, Sylvain le 30/06/2009

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