« Le Gobi, ça se mérite ! »



31 juillet, nul part, desert de Gobi :

Dès le matin de ce dernier jour de Juillet, en quittant l'hotel de Saynshand, on l'avait senti venir : cette journée allait être longue et pénible. Première difficulté au petit matin : trouver du liquide dans un pays où il n y a pas de distributeur à billet hors d'Oulan Baator. Seule une banque de Saynshand permet aux étrangers de retirer de l'argent avec leur carte bleue. Une fois cette formalité accomplie, la matinée avance et le soleil monte.

Le pneu de Mathieu, notre collègue Clermontois d'une semaine, se dégonfle tout seul sans qu'on trouve le trou. Nous emmenons la roue chez un réparateur. Une fois la roue plus ou moins réparée et les sacoches remplies d'eau et de nourriture, il est bientôt midi, drôle d'heure pour s'élancer à vélo sous le soleil...


Nous tractons Mathieu, ses genoux et ses pneus ne tiennent pas la route.


Repos à l'ombre d'un poteau électrique.

Nous suivons la route en travaux entre les deux capitales chinoises et mongoles. Cette large route terrassée et pas encore bitumée nous offre une grande piste cyclable rien que pour nous. Les quelques voitures qui s'aventurent dans le désert n'ont pas accès à cette route, elles empruntent les pistes. Nous avons pour objectif de passer un premier village en fin d'après midi, pour trouver de l'eau. Les heures passent. Sous le soleil nous faisons de nombreuses pauses à l'ombre des quelques poteaux électriques qui jalonnent la route ou dans les canalisations en chantier.

Le vélo de Mathieu se dégonfle sans cesse, nous pompons tous les 10 km. Nous ne serons finalement pas à l'heure au village pour trouver un magasin ouvert, Thomas part donc devant pour acheter de l'eau, pendant que Loïc et Tanguy tractent le vélo de Mathieu à l'aide d'une corde. Tom est seul devant. Son pneu crève avant de trouver le village, et la pompe est restée avec les autres pour la fameuse roue de Mathieu. Il a bien trouvé un campement près d'une mine, mais les tentes sont vides. « Y a quelqu'un ?». La nuit tombe et il règne une atmosphère « glauquissime » dans ce camp à l'abandon. Les tentes claquent au vent, une tempête approche avec la nuit, il commence à pleuvoir. D'ordinaire une averse fait plaisir dans le désert!

De son côté, Tanguy crève à son tour, mais c'est Thomas qui a la pince pour démonter la roue. Le sort s'acharne. Nous nous retrouvons finalement dans le noir, à l'endroit où la carte indique le village, mais la route en construction ne passe pas par ces villages. Heureusement, les quelques camions qui passaient par là nous ont donné de l'eau. Sur le bord de la route, à la lampe de poche, chacun répare ses roues pendant que Loïc prépare les pates. C'est le seul à ne pas avoir crevé de tout le voyage. Le lendemain la chance tournera finalement : nous tombons enfin sur un village à seulement 18 km de là et Loïc connaît sa première crevaison !



posté par Loic le 03/08/2009

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La Guest House d'Ulan Baator



mi juillet, Oulan Bator, Mongolie

Si un jour vous vous rendez à Ulan Baator, allez dans les guest house au centre près du State Department Store, notamment la nôtre : natural hotel. Ambiance garantie pour 4 euros la nuit! Il y a onze lits dans notre dortoir, et de nombreuses nationalités sont présentes : 3 canadiens venus faire du canoë en Mongolie, une autrichienne qui voyage seule, des américains bizarres qui râlent quand on fait trop de bruit en rentrant à 2h00 du matin, quelques équipes d'israéliens (ils n'ont pas besoin de visas pour venir ici), des étudiants français en vacances, un gallois et une australienne qui vont en Birmanie pour y travailler comme prof... Ulan Baator est très cosmopolite!


Devant la Guest House, en attendant le départ vers le restaurant russe où nous avons déjà nos habitudes

Tous ont en commun de voyager énormément et d'être parti pour plusieurs mois. Depuis la Sibérie nous rencontrons de nombreux drôles d'oiseaux migrateurs qui comme nous traversent les pays sans compter les jours ni les km. Est-ce qu'il se sont tous donné rendez-vous ici?


dans un bar Mongol, 7 nationalités sont représentées!



posté par Loic le 03/08/2009

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Les activités d’agro-écologie mises en place par TRD ont commencé !


Les activités d’agro-écologie mises en place par TRD ont commencé !

Au Tamil Nadu, les paysans s’organisent pour mettre en place les activités de formation, la ferme modèle et la banque de semences. Les activités sont financées par Frères des Hommes grâce à la contribution des jeunes DynamoS’olidaire, qui ont vendu – et continuent de vendre – les kilomètres qu’ils parcourent en vélo jusqu’en Inde.

Le projet mis en place avec Trust Rural Development (TRD) a débuté par des rencontres organisées avec les fermiers, pour débattre des possibilités d’améliorer les productions agricoles grâce aux techniques biologiques. Ces rencontres ont abouti à la constitution de groupes de fermiers qui participeront aux formations sur la gestion des ressources naturelles.
Les travaux de la ferme modèle ont commencé : la clôture a été installée, les fosses à compost sont en train d’être creusées et le hangar va être construit prochainement. Les sols sont également en train d’être préparés, afin d’élargir le potager biologique modèle. La collecte de graines traditionnelles a commencé avec les graines des différentes variétés de mil, pour créer la banque de semences.


A leur arrivée en Inde en décembre 2009, les jeunes de DynamoS’olidaire passeront un mois avec TRD pour participer aux activités qu’ils auront contribué à rendre possible avec Frères des Hommes.


Cet article est paru en avril 2009 dans Résonances, mensuel d’informations citoyennes réalisé par des jeunes militants.



posté par le 03/08/2009

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