Chine, de Pékin à Chengdu, du 25 Août au 3 septembre


Le temps, c'est des tickets de train.

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Chronique : "c’est comme du sucre, ça ne s’explique pas, il faut le goûter"

La course, la course, toujours la course ! Nous partons de chez Renaud en quatrième vitesse pour rejoindre la gare de l’ouest, à l’autre bout de Pékin. C’est en train que nous allons faire les 2000 km qui nous séparent de Chengdu avec une étape de 48h00 à Xi’an au milieu. Nous nous perdons plusieurs fois dans la ville mais arrivons finalement à temps à la gare. Nous déposons nos vélos au service des bagages volumineux, ils partent directement pour Chengdu avec un autre train. La nuit dans le train se passe tranquillement, vautrés dans des sièges de trains comparables à nos chers trains français.

Au Xi’an, ancienne capitale de l’empire chinois, est surtout célèbre pour ses soldats de terre cuite (voir coup de cœur sur notre guide !). Nous visitions également la Mosquée et le temple bouddhiste, deux hauts lieux de la culture chinoise. Dans le quartier Musulman, nous retrouvons ces vendeurs qui lorsqu’ils vous mettent le grappin dessus ne veulent plus vous lâcher. Certains le font plus avec le sourire, alors nous prenons un malin plaisir à discuter les prix avec eux. Une vendeuse nous retient pendant un quart d’heure, nous ne lui achetons rien, mais lui volons quelques fous rires et quelques bonnes photos.

Un soir nous mangeons avec Benjamin, c’est lui qui nous a mis en contact avec nos interlocuteurs du reportage sur l’air à Pékin. Il a aussi fait Paris-Pékin à vélo en 2006, seul, en passant par l’Asie centrale. Nous avons beau avoir maintenant quelques km derrière nous, les récits de voyageurs nous font toujours autant rêver.

Après ces deux jours de tourisme à Xi’an, nous prenons de nouveau un train, une nouvelle nuit sur les rails nous attend, cette fois, les banquettes sont bien moins confortables et il y a plus voyageurs que de places assises, la nuit s’annonce longue… allez lire ce très bon insolite !.



jardin de la grande mosquee, construit il y a plus de 1250 ans



Presentation improvisee de DynamoS’Olidaire

En début d’après midi, notre train arrive à Chengdu, autre petite ville de province qui ne compte plus ses millions d’habitants. Nous avons rendez-vous le lendemain avec notre 12° reportage, un village écologique en banlieue de Chengdu. Dans la salle de réunion, le comité d’accueil est impressionnant. Ils sont une dizaine, chercheurs, chef de projet, stagiaires, moine bouddhiste, ils veulent entendre le résultat de nos premières rencontres. Nous voilà mal à l’aise, nous n’avions rien prévu. Coup de chance que nous ayons un ordi pour projeter quelques photos sur grand écran. Passé cet examen improvisé nous écoutons le récit de leur projet et partons sur place en minibus avec toute la délégation. Visite de village et bon repas (une fois de plus à l’œil !), nous partageons un moment conviviale avec tous et tentons d’y voir plus clair avec le moine : c’est quoi le bouddhisme ? Réponse : « c’est comme du sucre, ça ne s’explique pas, il faut le gouter ». Heureusement que nous avons encore quelques mois pour y voir plus clair !

Les jours suivants se passent dans l’attente de repartir affronter les côtes de l’Himalaya entre rédaction des reportages et soirées avec les gens de l’hôtel. On n’a jamais trouvé le temps d’aller voir les Pandas !


Vie quotidienne : "Ces reportages sont pour nous une réelle opportunité de découvrir la Chine autrement…"

Déjà un mois que l’on a traversé cette frontière chinoise et deux semaines que l’on n’a plus vraiment fait de vélo. Pour autant on a plutôt bien avancé, 2000 km depuis Pékin en une semaine, quelle moyenne ! Nous regrettons un peu de ne pas avoir fait ce trajet confortablement assis sur les selles de nos montures… mais la découverte de la quatrième (et dernière !) classe des trains chinois valait le détour !


Nous en avons aussi profité pour mener quelques reportages : Améliorer la qualité de l’air à Pékin, un projet de ferme biologique en banlieue de Pékin, une initiative d’écotourisme à côté de la muraille de Chine, un projet de préservation de la qualité de l’eau des rivières à Chengdu…au total 4 en 7 jours, un rythme effréné ! Mais, c’était vraiment intéressant. Ces reportages sont pour nous une réelle opportunité de découvrir la Chine autrement, loin des temples, de la cité interdite et du palais d’été (à visiter aussi bien entendu !). Rencontrer ces acteurs du développement, passer une journée à visiter leur projet, essayer de comprendre le contexte local, cela nous permet de prendre un certain recul sur ce que nous découvrons…nous voyageons la tête au dessus du guidon !


Discussion avec des gens exceptionnel autour d,un repas chinois bio

Aujourd’hui à Chengdu, nous avons bien hâte de reprendre nos vélos. Devant nous 3000 km de vélo à travers les vallées profondes et les sommets vertigineux de l’Himalaya !


Impressions à chaud : "Visites et rencontre, on profite du voyage"


Les auberges de jeunesse sont particulièrement de qualité en Chine, tout y est fait pour bien accueillir le routard et favoriser les échanges.

Ces trois semaines sans vélo nous ont permis de bien visiter et de rencontrer de nombreux voyageurs. Les deux « hostel » et non « hotel », en anglais comprenez « auberges de jeunesse » où nous avons logé a Xian et a Chengdu étaient vraiment très sympas… tout était fait pour faire des rencontres : ambiance conviviale, personnel accueillant, billards, babyfoot, salles de restaurant bien décorée qui sert aussi pour les soirées et des routards de toute nationalité… tout ça pour 3 euros la nuit... vive la chine !

Britanniques, canadiens, australiens, belges, allemands, israéliens et autres français, nous étions tous dans la même optique de voyage. Nos soirées étaient donc très agréables, nous partagions nos expériences autour d’un verre à l’hostel puis nous sortions un peu dans la ville pour gouter la vie nocturne du lieu ou nous étions. Ce qui nous a marqué c’est que la plupart des voyageurs que nous avons rencontré ne voyageaient qu’en train ou bus passant de ville en ville sans découvrir vraiment tout ce qu’il y avait à l’extérieur…

Entre deux séances de PC, nous avons pris le temps de visiter. Xian particulièrement est une ville vraiment intéressante, nous n’avions que deux jours mais l’aperçu qu’on a eu restera dans nos mémoires. Ancienne capitale de l’empire chinois situé à l’extrémité de la route de la soie, c’est l’une des dernières villes chinoises qui a conservé ses remparts qui datent du XIVe siècle. Il y a aussi beaucoup de monuments encore debout éparpillés dans toute la ville. En particulier la grande mosquée vieille de plus de 1250 ans et bien sur des monastères et temples bouddhistes. Xian est aussi le lieu du mausolée dédié a l’empereur Qin Shi Huangdi et son armée en terre cuite de plus de 6000 statues, vraiment impressionnant.

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posté par Tanguy, Loic et Thomas le 03/09/2009

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le palais d’été à Pékin



mi aout, Pekin, Chine



Derrière nous, le palais de la fragrance bouddhique

Il fait encore une chaleur écrasante sur Pékin ce vendredi matin. Les gars ne sont pas encore levés mais bientôt ils s’afféreront à trouver les permis pour entrer au Tibet, rédiger des articles, organiser les reportages, trouver un train pour Chengdu…

Moi je suis en permission cette semaine, Camille est là pour 10 jours et nous partons ensemble pour le palais d’été. La résidence d’été des empereurs est à ¾ d’heure de taxi de l’appartement, soit à peine deux euros.

Le palais d’été est d’abord composé d’un très grand plan d’eau, ou de nombreux pédalos circulent gaiement. Les pékinois viennent s’y promener en famille autour, jouent au diabolo ou de la musique traditionnelle. Malgré les 3 km² du palais, difficile de se retrouver tout seul sur un coin d’herbe, ça grouille de touristes (essentiellement chinois) partout. Comme les autres lieux historiques de la ville, le palais est composé de nombreux pavillons qui m’invitent à la paresse : Palais de la bienveillance et de la longévité, Palais des nuages ordonnés, le Bateau de marbre, le pont aux dix-sept arches etc.…alors qu’au même moment les copains s’activent aux 4 coins de la ville pour régler nos affaires. Ce qui surprend le plus dans l’architecture de ces palais chinois, c’est leur toit en céramique.



les toits des palais, si caractéristiques des monuments chinois



vue d’en haut : le pont aux 17 arches, les tours de Pékin

La colline principale du domaine, dite « de la longévité », est surplombée par le bâtiment le plus emblématique du palais : le pavillon de la fragrance Bouddhique. De là haut on a une vue imprenable sur tout Pékin. Les quelques marches à gravir dans cette vénérable demeure nous conduisent tout droit au 21 siècle : Pékin, ses grattes siècles, les bruits de voiture et la brume qui enveloppe la ville.



posté par Loïc le 02/09/2009

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La 4ème classe chinoise, c'est la classe !



nuit du 27 au 28 août, dans un train chinois entre Xian et Chengdu :

On nous avait bien renseignés. Il y a 4 classes en Chine pour les trains de nuit : deux classes couchettes, couchettes dures et couchettes molles et deux classes assises, siège durs et sièges mous. « Attention, » nous avait on dit, « la catégorie sièges durs est vraiment pas confortable, ils sont à l’angle droit et c’est généralement plus que plein, pas facile de tenir un voyage d’une dizaine d’heures ».

On était donc prévenu, jeudi soir, quand nous arrivons à la gare de Xian, pour monter dans ce fameux wagon 4ème classe chinoise. Le train que nous prenons doit nous emmener jusqu’à Chengdu, 17 heures de voyage pour atteindre la capitale du Sichuan, aux portes de l’Himalaya…


La salle d'embarquement, un bon aperçu de ce qu'on aura par la suite.


Le train en 4ème classe, 150 personnes dans le même wagon selon les estimations de Tanguy

La « salle d’embarquement » du train donne un très bon aperçu de ce que va être la suite. Elle est grande comme un terrain de foot et est pleine à craquer ! Evidemment tout le monde n’a pas une place assise, de nombreux chinois utilisent leurs propres bagages en guise de siège. Pourtant, l’atmosphère n’est pas plus électrique que ça, chacun attend son train avec une certaine quiétude. Poussé par un élan lyrique incroyable, Loïc prend alors sa guitare et Tanguy le suit au chant. C’est le début d’un concert qui réuni… 5 chinois pendant au moins 5 minutes. Est-ce la musique française qui leur a déplut, ou l’interprétation que nous avons faites ? Devant le bide manifeste de chauffer l’ambiance de la salle (déjà bien chaude d’ailleurs en cette fin d’après midi d’été), nous stoppons net cette carrière musicale naissante. D’ailleurs ça tombe bien, l’embarquement commence.

Nous grimpons les marches du wagon du train, aidés par les contrôleurs… A l’intérieur, c’est carrément plein à craquer : des chinois, des moins jeunes, des plus jeunes, des femmes, des enfants, des bagages, des vendeurs ambulants… Tanguy se lance dans des petites estimations « 10 personnes par rangée, 12 rangées, plus toutes les personnes au milieu des rangées, ça nous fait du 150-170 personnes, belle efficacité ! ». On se trémousse, on se pousse, on s’excuse et on atteint enfin nos sièges, qui comme on nous l’avait dit forment un angle à 90° des plus parfaits… C’est parti pour 17 heures !


Ambiance bon enfant, Loïc joue de la guitare et tanguy le suit au chant, mais c'est le bide...

En fait, l’ambiance est plutôt bon enfant, les premières heures sont très agréables : des chinois nous offrent une bière, on baragouine des mots, pseudo discussion, Loïc ressort sa guitare, Tanguy ajoute le rythme au chant en tapant dans ses mains et c’est le même bide que dans la gare. Décidément, y a un truc qui fait que ça passe pas entre la musique française et les chinois, mais quoi ?
Vint le moment ou même si l’ambiance est bonne, les yeux se ferment tout seuls, il est l’heure de dormir. Pas facile me direz vous, à trois sur la même banquette et 150 dans la même chambre. Au bout de quelques temps, on se rend bien compte que la nuit va être particulièrement mauvaise. Thomas a pris son parti et lit, Tanguy se met dans des positions incroyables, Loïc est comme d’habitude peinard…

Soudain c’est l’éclair, Euréka. Loïc découvre que derrière lui, un chinois dort SOUS les banquettes, c’est LA solution. Hop, pas l’ombre d’une hésitation, Tanguy se jette à son tour sous les banquettes, rejoint de peu par Loïc. Nuit fantastique, nous dormons allongés ! On en a même profité pour faire une « grasse matinée » des plus méritées, prolongeant notre discussion avec Morphée jusqu’à 9h00 du matin. Au réveil, nous découvrons le monde vu du dessous : le mollet de Thomas se distingue largement des autres mollets chinois, il est beaucoup plus poilu !


Eurêka ! Il suffit de s'allonger sous les sièges !



posté par Tanguy, Loic, Thomas le 30/08/2009

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