Les liens suivent notre aventure !


Apres leur article en decembre 2008, Les liens nous consacre un nouvel article dans leur numéro de septembre 2009. Ils sont restés aux nouvelles d'il y a quelques mois mais merci à eux de l'intérêt qu'ils nous portent.



posté par Thomas le 11/10/2009

[Commentaires (0)] [Ajouter un commentaire]

Un article dans la rep debut septembre


Et hop, un nouvel article pour Dynamo dans l'édition du 5 septembre de la République du centre. Pas fameux mais un article quand même¡­ Ne vous y trompez pas, en septembre, nous étions bien a 7000km et non a 4000 et notre association s'appelle DynamoS'Olidaire !

En espérant voir un article un peu plus long et correct dans les prochaines éditions...



posté par Thomas le 10/10/2009

[Commentaires (1)] [Ajouter un commentaire]

Chine, de Yajiang à Lijiang, du 15 au 27 septembre, 1000 km


Yack a tout casser.

Pour voir toutes les photos cliquez ici





Chronique : "2 semaines à l’assaut des cols Himalayens"

A la sortie de Yajiang, Léon nous a rejoints. Un nouveau col nous attend, mais nous ne connaissons pas exactement son altitude. Comme beaucoup d’autres par la suite, ce col n’est pas indiquésur notre carte. Après 50 km de montée, nous nous arrêtons et bivouaquons à 4300 m, il commence à faire frais la haut. Nous n’arriverons au sommet que le lendemain : 4720 mètres ! Nous n’en revenons pas, ce sera le record incontesté de cette traversée.

Nous arrivons à Litang (4000 m, la plus haute ville du monde), le jour suivant, avec l’idée de prendre une après midi de repos. Nous y trouvons un petit resto qui sert des steaks de Yack et des frites, quel bonheur ! Le lendemain, avant de quitter la ville, nous visitons un temple bouddhiste tibétain. Le Dalaï Lama a vécu ici. Dans la cohue de cette matinée, Tanguy se fait voler son téléphone, et fausse son dérailleur en prêtant son vélo à de jeunes moines bouddhistes. Quand la chance vous quitte, ces matins là… Ce n’est pas fini. 5 km plus loin, le vélo de Léon fait des caprices. Nous sommes au chevet de sa roue, lorsque deux enfants nomades arrivent. Ils sont sales, les habits troués, la petite de 4 ans a des cheveux à la rasta et le nez qui saigne. Ces deux va-nus pieds, toujours le sourire aux lèvres, nous regardent nous exciter sur cette roue maudite. Un troupeau de Yack nous entoure au même moment, les camions passent au milieu de tout ce mic mac. Y a trop de monde dans les plateaux tibétains !


5 km de Litang, Léon a un problème de roue, deux bonnes heures pour réparer


malgré une micro tentative, on ne passera. C'est l'heure des adieux avec Léon

De Nous rejoignons Batang deux jours plus tard, après un dernier col à plus de 4600, et une descente de 90 km qui restera dans les annales du cyclisme. Batang est la dernière ville avant le Tibet. Nous attendions l’après midi suivante depuis longtemps. Cette fois ça y’est : va-t-on rentrer au Tibet ? Une rivière large à fort courant fait office de frontière, un pont avec deux postes gardés de chaque côté. Les premiers soldats nous laissent sortir du Sichuan, ils doivent pouffer de rire sous leurs casques lourds à l’idée de nous voir repasser le pont quelques minutes plus tard. Effectivement, les gardes tibétains n’ont pas voulu de nous, pas de permis ! Nous tentons de passer quand les gardes ont le dos tourné mais 500 mètres plus loin, des militaires nous font paire demi-tour. Léon et d’autres chinois à vélo sont passés. Notre Léon a les larmes aux yeux en nous voyant refranchir le pont.

Nous faisons donc route vers le Vietnam, la baie d’Along plutôt que Lhasa, pas mal comme plan B ! à Zongzi, Darang, Xiangdelila, Lijiang, au fur et à mesure que nous descendons de la montagne, les villes s’enchainent et grossissent en même temps que la pluie (4e jour sans voir le soleil), la sinusite de Tanguy et nos soucis de vélos : roue, dérailleur, porte bagage : tout fout le camp ! Pourvu qu’après cette pause à Lijiang tout revienne dans l’ordre ?/p>


Vie quotidienne : "les montées, ca casse énormément"

Globalement, deux éléments ont rythmé notre quotidien durant ces deux dernières semaines : les cols à franchir et les problèmes de vélos. Le tout nous imposant très souvent des journées "sur la route" de 9h du matin jusqu’au début de la nuit. Petit récapitulatif ?br>
Les cols à franchir : Aux experts des chiffres, c’est parti ! 1400 km parcouru depuis Chengdu, pour plus de 14000 m de dénivelés positifs, 7 cols à plus de 4000 m, le plus haut à 4720 m, la plus longue descente a été de 90 km jusqu’à Batang, une semaine entière passée sans descendre en dessous des 4000…ouf on peut reprendre notre respiration.

Le Léon, grand vainqueur du trophée des problèmes de vélo : Il ne fait pas de doute que la palme revient sans conteste à Léon. Sa roue arrière complètement foutu et ses vitesses qui passaient mal ont fait perdre beaucoup de temps et d’énergie : Compter une réparation sommaire de plusieurs heures 5 km seulement après la sortie de Litang (et donc le début de notre journée de vélo), des cols qu’il a systématiquement fini à pied en poussant son vélo, son embarquement dans le 4x4 chinois au désormais fameux col à 4675 m d’altitude juste avant la descente sur Batang. En même temps, il a acheté son vélo 30 €, on comprend mieux ?br>
Tanguy, premier français : Tanguy s’est mis un point d’honneur à prendre le relais après le départ de Léon. Il a pas mal réussi ! Au bilan, un pneu troué, 4 crevaisons,1 porte-bagage cassé/b> réparé à coup de T-shirt et de scotch,1 dérailleur cassé (qui lui a valu 40 km de stop), 2 fois la chaîne cassée, 2 rayons en moins sur la roue arrière qui est maintenant complètement voilée (et du coup Tanguy roule sans frein arrière en pleine descente)?


une panne de plus, on ne les compte plus !

Loïc, une panne mais une bonne ! Pour Loïc, tout allait bien, tout roulait... Jusqu’à cette fameuse descente sur une piste avec un peu trop de pierres : paf, la roue avant explose, 4 rayons en moins d’un coup, Loïc est obligé de mettre son vélo dans un camion qui l’emmène dans une ville 60 km plus loin.

Thomas, le grand chanceux : Aucun problème ! Bon du coup il n’a pas fait de stop et c’est lui qui a pédalé le plus.


Impressions à chaud : "Pas besoin d’aller au Tibet pour le découvrir !"

Même si nous n’avons pas pu entrer au Tibet, ce petit périple himalayen nous a permis de découvrir le Sichuan qui finalement ressemble beaucoup au Tibet. Presque toute la moitié ouest de cette province est en fait une partie du Tibet historique. Nous avons donc vu beaucoup de tibétains dans les régions que nous avons traversées. Plus nous montions dans les montagnes et plus nous découvrions cette nouvelle culture. Nous avons testé leur gastronomie très épicée mais intéressante et à chaque col, Les chortens et les drapeaux de prière tibétains étaient de mise. A l’origine, les chortens sont des monuments funéraires bouddhistes, imitation tibétaine des Stûpas indiens. Les fideles y déposent des offrandes et y accrochent des drapeaux de prières, petits carrés de tissus ou de papiers colorés. Selon la croyance, Le vent qui souffle caresse au passage les formules sacrées imprimées et les disperse ainsi dans l’espace.


les monateres de Litang dominent la ville

Le bouddhisme est très encré dans la culture tibétaine et les nombreux chinois que nous avons croisés qui faisaient le voyage jusqu'à Lhassa nous ont permis de le constater. Nous avons vu aussi beaucoup de temples notamment à Litang. Cette ville, l’une des plus haute du monde, est un haut-lieu de l’histoire tibétaine. C’est à cet endroit qu’a débuté la révolte contre l’envahisseur chinois en 1956. Cette révolte s’est ensuite étendue à tout le Tibet et en 1959, le soulèvement de Lhassa et la répression sanglante de l’armée chinoise ont provoqué l’exil du dalaï lama en Inde. Mais Litang est aussi et surtout un lieu très important pour les bouddhistes car le 7e et le 10e dalaï lama y sont nés. De plus, le premier Karmapa (le chef de l’une des 4 écoles majeures du bouddhisme tibétain) y fonda le monastère de Pangphuk au XIIe siècle et le troisième dalaï lama celui de Thupten Jampaling. Ces deux monastères sont très proches l’un de l’autre et dominent la ville. Lorsque nous les avons visités, ils étaient en réfection et nous avons eu un bon aperçu de l’art pictural tibétain : des pièces immenses totalement recouvertes de peintures religieuses très colorées, impressionnant !

Le Sichuan est aussi très proche du Tibet par sa topographie, c’est l’extrémité orientale des plateaux. Vraiment perturbant ! A plus de 4000m, les vallées sont très larges, la neige inexistante et les montagnes ressemblent a des collines : on se croyait dans les Vosges.



posté par Tanguy, Loic Thomas le 26/09/2009

[Commentaires (1)] [Ajouter un commentaire]


www.dynamosolidaire.fr | Accueil | Projet | Partenaires | Soutien | Nous suivre | Blog | Contacts | © Copyright DynamoS'olidaire 2008