Vietnam du Nord, de Hekou à la baie d'Ha long, 13-23 octobre, 500 km


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Good morning Vietnam

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Chronique : "Le tourisme de masse « c’est bien mais pas top… » ""

13 octobre, 12h, fini la Chine, nous passons au Vietnam. De nombreux vietnamiens avec des vélos chargés comme des mules passent avec nous. Nous comprenons plus tard le pourquoi du comment… Tout est plus cher au Vietnam, les habitants viennent faire leurs courses en Chine. Pas cool pour nous qui voulions faire des économies ! Heureusement, la partie vélo est facile. Hekou marquait la fin de l’Himalaya, on file vers Halong à plus de 25km/h à travers des paysages qui deviennent de moins en moins montagneux. Ca repose !

Nous arrivons à Halong après 4 jours de vélo et 500km. 17h30, juste le temps d’une photo sur la plage avant la nuit. De 4700m d’altitude à 0 c’est beau non ? Nous visitons la baie en une journée. 3h de bateau, c’est un peu juste. Nous avons quand même eu le temps de dire une bonne quinzaine de fois chacun avec la bouche grande ouverte : « OUAOU c’est troooop beau !!! ». Certes le site est magnifique mais c’est un peu différent dans le détail : Plastiques, canettes de soda et autres déchets dans l’eau et sur les plages… un contraste que l’on retrouve dans la ville. Les hôtels de luxe et les boites de nuit pour touristes occidentaux fond face aux quartiers populaires infestés de rats. Le tourisme de masse « c’est bien mais pas top… »

Le retour à Hanoi se fait en Bus. Après une première expérience en vélo, Nous redécouvrons la conduite vietnamienne de l’intérieur. A plus de 100km/h sur des routes défoncées avec klaxon incessant et souvent à trois de front, c’est une expérience…


Pour preuve que le relief s'applani : les enfants se déplacent à vélo !


9906 km, baie d'ha long : Allez zou, à l'eau

4 jours à Hanoi : Visite de la ville, Wifi à l’hôtel, rencontre avec des vietnamiens et des touristes de nationalités différentes, ça faisait longtemps. Nous avons retrouvé notre partenaire Pentalog (cf article…). Cette entreprise orléanaise a ouvert un bureau à Hanoi au début de cette année. Nous y avons passé une journée, c’était vraiment sympa… Enfin, nous avons eu le temps de faire un reportage sur Laurent Séverac, français qui bosse depuis 20 ans avec les ethnies vietnamiennes et qui a monté sa boite de parfums naturels à Hanoi. Une forte personnalité et un bon franc parlé bien de chez nous. On a vraiment apprécié son hospitalité.


Vie quotidienne : "Digue, Dingue, Dong."

Après avoir dormi n’importe où « dans des draps mouillés » sous les auvents des restaurants chinois en fin de période de mousson, nous voici multimillionnaires au Vietnam. Au distributeur de billets, nous retirons le montant maximum proposé, 2 000 000 de dong, soit moins de 100 euros d’après des sources sures. Ça fait tout drôle à Loïc quand des billets de 500 000 lui tombent dans les mains.


On a eu beau joué les VIP sur un yacht au bois pour nous tous seuls dans la baie d’Halong, la vie est plus chère ici. En dong, peut-être plus qu’en yuan, notre compte en banque prend inexorablement le chemin du 0. L’heure est donc aux petites économies dans notre vie quotidienne, comment endiguer les dépenses ? Fini le soda les jours où on ne fait pas de vélo, pas besoin de sucre. Régime sec et chaleur bien présente, Thomas n’est prêt de reprendre les 10 kg qu’il a déjà perdus. C’est l’heure des comptes, qui doit un téléphone ou une paire de chaussette à l’asso ? Et les viets qui tirent les prix vers le haut en plus de cela, c’est pas le moment ! On envoi même les objets qui encombrent nos sacoches en France par la poste, histoire de s’assurer de ne pas payer de surplus bagage dans l’avion pour Katmandou. Hier « lourd comme un cheval mort », le vélo de Tanguy se retrouve bien allégé.

Grand moment de soulagement quand à deux jours de prendre l’avion Raul (FdH) nous appelle, « les gars, j’ai eu au bout du fil le dernier sponsor que vous attendiez, on signe la semaine prochaine ! ». Ouf ! un nem pour fêter ça ?!


180 000 dongues la nuit d’hotel pour trois, pas un peu cher ? c’est jamais que 10 dollars…


Impressions à chaud : "Voulez vous jouer au « jevétarnakéjentitouriste » ?"

C’est fou comme le passage d’une frontière, ligne tracée de manière complètement artificielle par définition, peut impliquer comme changements. La frontière Chine- Vietnam n’a pas fait exception à la règle…


Classique : on marche tranquille une dame pose son double panier sur l'épaule de Tanguy, photo... "merci madame,quoi, money ?"

Les maisons en bambous sur pilotis, les petits cafés, le style colonial, les visages plus fins et moins bridés, les french bakeries, les églises catholiques, le flot continue de mobylettes dans les rues d’Hanoi, tout cela change de la Chine et on ressent une certaine influence française.

Les gens aux premiers abords sont très sympas, nous saluant avec de grands gestes à notre passage. Ils parlent tous un peu Anglais et même un peu Français ! Par contre, est-ce un sport national ? En tout cas, tout le monde semble pratiquer ce que nous appelons le « jevétarnakéjentitouriste », tous les sexes, tous les âges… Restaurant à des prix incroyables, tour de bateau dans la baie d’ha long de 3 heures au lieu de 4, le pilote coupant les moteurs au retour pour gagner du temps, Thomas qui devait payer l’internet café alors que la connexion ne marchait pas, la monnaie qui n’est pas toujours rendue en totalité…

Enfin comment parler du Vietnam sans parler d’Hô Chi Minh ? Le visage du vieille homme à la longue barbichette est présent absolument partout : sur tous les billets de banque, dans de nombreux magasins… et on peut admirer son mausolée à Hanoï. Il aura marqué l’histoire du Viêt Nam, en menant ses troupes du Viêt Minh (ligue communiste pour la libération du Viêt Nam) à la victoire finale contre les Français en 1954 pendant la célèbre bataille de Diên Biên Phu.

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posté par Thomas, Loïc, Tanguy le 22/10/2009

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Chine, Yunan, de Lijiang à Hekou, 23 septembre - 11 octobre, 1100 km


Des Yacks aux bananes.

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Chronique : "Qu'est ce qui peut nous arriver d'affreux maintenant ?""

Nous passons la semaine à visiter les vieilles villes de Dali et Lijiang , photographiant les toits aux tournures arrondies et profitant, il faut bien l'avouer, des nombreux restaurants qui proposent des plats un peu plus européens. Oh, nous adorons toujours la nourriture chinoise, mais " la bouffe comme chez nous " nous manque parfois Agréable surprise à Lijian d'ailleurs : juste avant de partir, le voisin d'Irline et Gao (nos hôtes du WE contactés par couchsurfing (*)) nous alpague et nous invite à déjeuner dans un restaurant 5 étoiles avec vue imprenable sur les neiges éternelles du Yulong Xueshan (5596 m) : Ambiance rafinée avec parasols, serveurs aux gants blancs, petit bassin d'aquaculture design. Et nous commandons bien sûr une entrecôte frites !


Irline, notre hôte du WE à Lijiang, qui nous fait visiter la vieille ville


Et non, après Dali les montées n'étaient toujours pas finies

Samedi 3 octobre, nous quittons enfin Dali après avoir perdu un sacré temps à acheter nos billets d'avion Hanoi-Katmandou (les dés sont jetés d'ailleurs, nous nous envolons le 23 octobre). Confiants, nous savons que le plus difficile est derrière nous : les hauts cols, les galères de vélos, les montées à 8 km/heure c'est fini. On file maintenant en pente douce jusqu'à la frontière chinoise.

C'est sans compter cette foutue carte (échelle 1 cm = 20 km) qui n'en finie plus d'être fausse, les Chinois qui nous indiquent de mauvaises directions (ou peut-être tout simplement nous qui ne savons pas lire une carte, ah la mauvaise foi), ces routes chinoises qui préfèrent serpenter à travers les montagnes plutôt que de suivre tranquillement le lit de cette grosse rivière rouge filant à Hanoi, cette route en construction où nos vélos s'enlisent tout le temps dans le sable, ce vent de face quand enfin la route suit la rivière... bref, chaque journée est pour nous une nouvelle surprise : "Qu'est ce qui peut nous arriver d'affreux maintenant ? ", cette célèbre réplique des nuls résonnait dans nos têtes chaque soir...

Mais les paysages sont vraiment superbes, on passe sous le tropique du cancer et sous la barre des 1000 m (et la barre des 9000 km parcourus). Nous retrouvons la douceur des chaudes nuits dété d'octobre et filons (un grand mot comme vous l'aurez compris) à travers les plantations de bananiers. Les différentes ethnies chinoises, nombreuses dans ces vallées reculées, sont toutes plus gentilles les unes que les autres. Nous sommes hébergé tous les soirs et découvrons, le temps d'un repas ou d'une " discussion " autour de notre guide de conversation, un peu de leur culture et de leurs traditions...


Un soir, nous sommes accueillis par des cultivateurs de bananes, qui en cadeau de bienvenu nous en offre un régime !


Vie quotidienne : "Après s'être fait désiré l'Himalaya ne veut plus nous quitter !"

Nos pauses à Lijiang et Dali ont été une bonne bouffé d'oxygène après notre étape de montagne. Nous l'avons vécu un petit peu comme un retour a la civilisation. Manger à l'occidentale, des gens de nationalités différentes à chaque coin de rue et surtout pas de vélo pendant deux puis trois jours de suite. Ca fait du bien !


Contrairement à ce que nous pensions, nous avons eu du mal dans cette dernière descente qui montait... nous passions entre 7 et 8h à appuyer sur les pédales ! La pire journée fut celle du 9 octobre. On a cru que le Gobi et l'Himalaya s'étaient alliés pour nous ralentir : des cotes de plus de 20km, du sable partout et un vent violent face a nous. 7h42min pour 95 km, on a passé plus de temps à pousser qu'à pédaler. Finalement, nous avons quand m¨ºme fait 900km en une semaine, ca fait mal aux pattes ! D'autant plus que nos vélos nous ont encore joué des tours. Crevaisons, guidon faussé et porte-bagage cassé pour Thomas, perte de rayons pour Loic et axe de roue faussé pour Tanguy. On a du boulot avant de repartir !

Heureusement, le soir nous étions hébergés chez les habitants. Nous dormions souvent dans la salle ou sous le porche du restaurant dans lequel nous mangions le soir. Après une soirée bien arrosée au saké et à la bière avec les derniers clients, nous nous étalions épuisés au milieu des arêtes de poissons qui avaient survécus aux innombrables coups de balais. Nous avons aussi apprécié l'hospitalité des paysans qui nous accueillaient souvent les bras ouverts (voir coup de coeur "cultivateurs de bananes"). Nous avons ainsi pu dormir 2 ou 3 fois dans des lits, discuter avec des locaux et profiter de la bonne cuisine traditionnelle du Yunnan, beaucoup moins épicée qu'au Sichuan. Bonne dernière aventure chinoise !


Perdus au milieu de nul part, nous bivouaquons devant ce restaurant tenu par des chinois musulmans


Impressions à chaud : "Curieux chinois"

Dali et Lijiang sont réputés pour leurs centre-ville touristiques, trèd bien conservéd et surtout rénovés. Les chinois se soucis peu de savoir si c'est l'original ou la copie, tant que la construction au final ressemble à celle d'origine. Dali est plus occidentale, beaucoup de café pour les touristes européens. A l'inverse Lijiang se veut plus typique, avec des échoppes d'artisans locaux partout dans les rues.Le 1er Octobre, de notre hôtel à Dali, nous regardons amusés avec quelques chinois le défilé organisé à Pékin, qui célèbre les 60 ans de la République Populaire. Grande parade militaire, danses et défilé en costumes traditionnels jusqu'au soir : Pékin montre sa puissance au monde et à sa propre population. Seuls 30 000 membres du parti ont été invités à ce grand 14 juillet, le reste de la population a été contraint d' y assister à travers la retransmissions TV.


Les 60 ans de la Chine, le 1er octobre : une grande parade militaire montrant au monde la nouvelle force chinoise

Un soir, un prof d'anglais nous livre sa vision de la Chine dans le monde. Il est particulièrement fier de son pays et de son gouvernement. Il cite en exemple la politique de l'enfant unique qui permet de contenir la population chinoise alors que " l'Inde ne régule pas sa population, c'est une catastrophe ! ", nous dit-il. Sa foi patriotique et son manque de regard critique nous effraie un peu, c'est à croire qu'il récite toutes les émissions et les clips TV qui chantent la gloire de la Chine sur les chaines chinoises.

Mais les chinois nous surprennent tous les jours par leur gentillesse, leur accueil et leur curiosité ; Ils sont toujours curieux de savoirs och nous allons, d'où nous venons, de nous voir taper ?l'ordinateur en Français ou manger maladroitement avec des baguettes. Ils sont aussi curieux dans leur façon de manger du poisson : de la tête à la queue, ne laissant que les arêtes. A chaque pause dans un restaurant, après avoir traversé quelques champs de bananiers, à l'ombre de palmiers ou surplombant des champs en terrasses, nous regardons ces poissons qui attendent dans un bac plein d'eau d'être mangés avec un bol de riz et un verre de saké Bon appétit.

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posté par Tanguy, Loic et Thomas le 12/10/2009

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Coup de cœur : une nuit sous chez les bananiers



Octobre 2009, Chine, 200 km au nord de la frontiere vietnamienne

A peine descendu de son vélo, Tanguy est invité à rejoindre le groupe de paysans postés devant l’échoppe du village où nous passerons la nuit. Ce sont surtout des hommes et quelques enfants, qui se sont retrouvés là après une journée de travail

Très vite ils le font s’assoir et lui tendent une cigarette qu’il refuse. Lorsque Loïc et Thomas arrivent, quelques minutes plus tard, Tanguy est entour?d’une dizaine de personnes, la carte à la main il tente d’expliquer notre périple. A ses pieds deux régimes de bananes. Bientôt Thomas et Loïc sont accueillis de la même manière.

De l’autre côté de la rue, des paysans qui n’ont pas encore rejoints le groupe chargent un camion de bananes. Ce village à 200 km au nord de la frontière vietnamienne est habité par des cultivateurs de bananes. Le soleil se couche, ils nous emmènent manger au restaurant du village. L’un d’entre eux, Gao, nous invite dormir chez lui. Ils sont tous voisins, collègues de travail et amis, la vie au village semble gaie, douce et conviviale. Tout le village vient nous saluer ?notre arrivée chez Gao. Le soir comme au petit déjeuner, les hommes mangent ensemble, et arrosent leur plat d’un verre de Saké Pour la première fois nous voyons des chinois boire de l’alcool.



Repas du soir avec Gao et tous ses collègues



La femme de Gao a mis son costume, elle nous sert le petit déjeuner habillée ainsi.

Au petit matin, avant de partager le petit déjeuner des travailleurs, ils nous montrent une vidéo. On y voit tout le village défilé en costume traditionnel. Gao y joue du tambour, et sa femme a revêtit son costume, le temps d’une photo entre deux bols de riz.

En début de matinée, après avoir préparé le repas des hommes, les femmes discutent autour d’une table dans la cour, cousent ou cajolent le bébé. On nous montre comment on broie des oignons pour nourrir le cochon à l’aide d’un balancier en bois qu’on pousse avec le pied. Avant de partir travailler dans les champs, le groupe d’hommes hisse nos vélos en haut du village, nous retrouvons notre route, nous avons encore quelques champs de bananiers ?traverser avant de rejoindre le Vietnam.



Nous repartons les porte-bagages chargés de bananes.



posté par Thomas, Loic, Tanguy le 12/10/2009

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