Ne suivez pas le mouvement



Mi Novembre, Frontiere Nepal/Inde :

Après une bonne nuit dans un hopital népalais à 10 km de la frontière, nous partons à l’assaut du dernier pays de notre voyage. Mais entrer en Inde légalement, c’est une épreuve !

Nous entrons dans la ville frontière, Birganj, vers 8h00. L’expérience ? moustique ? de la nuit passée nous a donné envie de nous équiper. Je m’arrête donc pour acheter des moustiquaires pendant que Tanguy et Lo?c continuent en direction de la frontière. ? On se retrouve avant de passer en Inde ! ? me crie Tanguy.

15 min s’écoulent le temps de négocier le prix et de tester le tabac à macher avec des népalais qui flanaient à coté de la boutique. Ca m’intriguait depuis quelques temps... maintenant, je peux le dire : c’est vraiment dégoutant !
Je reprends le vélo pour rejoindre Tanguy et Lo?c. Des centaines de véhicules bloquent littéralement toute la rue... C'est la folie ! A chaque instant, il faut faire sa place dans cette anarchie. Je me faufile entre les camions qui sont 3 fois plus grand que moi, impossible de voir ce qu'il se passe sur les cotés...

Les kilomètres défilent mais toujours pas de frontière, je commence à me dire que l'Inde est un pays inaccessible. Puis au bout d'une quinzaine de kilomètres, un gars m'interpelle.? You have to leturln tlee kilometel befole ! ? je ne comprends rien à ce qu’il dit...


Impossible d’avancer dans ce cahot


Petite pose devant la frontiere... pas si invisible que ca...

Une discussion irréelle commence, je sens qu'il parle en anglais mais impossible de savoir ce qu'il veut. Je finis par capter quelques mot et je pose la question qui tue : « Is it India here ? ». Cette fois le « Yes » est totalement audible... c'était en fait un garde frontière qui me disait que je devais aller m’enregistrer pour l’entrée en Inde. Il va falloir se faire à l'accent indien...

C’est parti, je fais 3 km en sens inverse et en effet, je trouve un douanier qui m’attendait. Il m’emmène dans le bureau pour tamponner mon visa. C'est un tout petit bouiboui coincé entre deux immeubles avec une mini pancarte. Impossible de le voir de la route, je comprends mieux comment j’ai pu le louper... je lui explique que je n'ai même pas vu le poste de douane népalais et non sans me faire la morale, il me laisse retraverser la frontière. 2 km de plus pour rejoindre Tanguy et Loïc de l'autre coté qui mangent tranquillement en face d'un bureau de douane similaire au premier.

Finalement, nous entrons en Inde à 12h en se disant qu'on trouve chaque fois un moyen plus original pour perdre du temps. Cette frontière restera l’une des plus remarquables. Népalais et Indiens passent sans jamais s'enregistrer. Le douanier nous explique que c'est la même chose pour toutes les frontières terrestres indiennes. Alors pour conclure, un petit conseil si vous voulez entrer en Inde par la terre : ne suivez pas le mouvement...



posté par Thomas le 03/12/2009

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Nepal, Inde, Katmandou - Bankey Bazar,8 au 24 novembre, 650 km


Nepal Inde1

Indescriptible

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Non non, nous n'avions pas oublié le "sur la route". Pour la première fois de notre voyage, nous avons été confrontés à un problème de premier ordre : la difficulté à trouver l'électricité et les cafés internet. Aujourd'hui on a enfin dégoter un petit bouiboui... Les coupures d'électricité étant trop fréquentes, on nous a branché sur générateur ! L'Inde n'a pas fini de nous surprendre...


Et si le luxe c'était l'espace ?



Chronique : "Quand va-t-on enfin quitter Katmandou ? ""

Quand va-t-on enfin réussir à quitter Katmandou ? On est vendredi 13, il est 14 heures et on vient de décider de rester une journée de plus dans la ville. Il y a deux heures, vers midi (ce qui est déjà bien tard pour entamer une journée de 140 km), on s’est aperçu que les deux chambres à air du vélo de Tom était à plats et impossible à réparer : Depuis il court partout pour trouver un magasin qui en vend de taille 28 pouces… Déjà une semaine qu’on squatte les cafés wifi de la ville, qu’on rédige le reportage sur ICIMOD (qui va bientôt paraitre !), qu’on passe nos soirées avec plein de gens de partout et d’ailleurs : Tanguy n’a plus qu’à rappeler les deux prochains reportages pour leur dire qu’on décale une nouvelle fois d’une journée. Pas facile l’organisation à vélo !

Samedi 14, on part enfin… a velo pour Tanguy et Loic et en bus pour Thomas, malade. Direction Narayangath, quelque 140 km plus loin. Grosse premiere etape qui se finit de nuit, dans la poussiere des routes du sud Nepal en tres mauvais etat et les concerts de klaxon de camions tatas. Loic et Tanguy se prennent en photo hilares : ils en ont tellement pris dans la figure qu’on dirait qu’ils ont du mascara sous les yeux !


A qui ça va le mieux le mascara ?


Pour la première fois depuis longtemps c'est tout plat !

Le lendemain, on file en bus à Meghauli pour notre reportage sur « Clinic Nepal ». Courte pause à profiter de l’accueil incroyable, du calme et des éléphants du village dans le parc national du Chitwan. On enfourche ensuite nos vélos et filons à la frontière indienne. On la franchi sur un malentendu, surtout pour Thomas qui, dans le tohu bohu des camions tata, vélos et mobylettes dépasse les deux postes frontières sans s’en apercevoir…

Nous nous arrêtons 500 km plus au sud pour rencontrer l’association « Prayas » dans le village reculé de Bankey Bazar (province du Bihar). Nous y arrivons fatigués, en retard et déconcertés par ce que nous avons vu et découvert ces derniers jours.

Et là, miracle Indien ? Les militants de l’association nous cocoonent pendant 3 jours : colliers de fleurs, chants d’enfants de bienvenu, plats typiques… de quoi oublier les premiers km pas faciles et l’absence d’électricité dans le village, le transformateur ayant grillé !


Vie quotidienne : "Comment se servir de ses mains"

Nous sommes donc partis de Katmandou avec quelques jours de retard. Mais le fil vert nous oblige à accélérer la pédale. Les hôtes de nos reportages nous attendent. Nous devons rattraper le temps perdu en faisant des étapes de plus de 100km mais avec une difficulté en plus : ici, on roule à gauche. A chaque virage, nous nous retrouvons face à face avec un camion… pas évident… De plus, après un mois sans vélo, la reprise est difficile, les jambes sont lourdes et le mal de postérieur bien présent. Le vélo c’est la santé ! Ca c’est vite dit. Dernièrement, Thomas et Loïc ont eu quelques petits problèmes de turista. Tanguy y échappe encore… à quand l’égalité face à la maladie ?


Par contre, nous traversons des plaines agricoles immenses et mangeons au restaurant tous les jours pour 1€ à trois. La nourriture indienne nous a agréablement surpris. Contrairement à ce qu’on nous avait dit, les épices ne sont pas très fortes et subtilement utilisées. A Chaque repas, la même réflexion : « C’est vraiment trop bon ! ». Evidemment, nous nous faisons aux habitudes locales et mangeons avec la main droite… nous vous laissons imaginer a quoi sert la gauche sachant que le PQ est une denrée rare ici. Que de nouvelles expériences !

Avec notre arrivée en Inde, nous reprenons notre statut de Guest Star. Les indiens sont très curieux. A chacun de nos arrêt, c’est la cohue, nous créons des embouteillages a tous les coups. Mais leur curiosité n’a d’égal que leur accueil, nous sommes hébergés presque tous les soirs et depuis 3 jours, on se fait cocoonés par les membres de Prayas. Nos 2 mois indiens s’annoncent plutôt bien…


Pas facile tous les jours, le statut de guest star  !


Impressions à chaud : ""

Les klaxons des camions du sud du Népal nous avertissent du bazar urbain que nous réserve l’Inde. Le passage de la frontière est une quinqua phonie qui bat tous les records. Une file de camions de plusieurs kilomètres enveloppée dans un long nuage de poussière attend d’entrer au Népal. La frontière passée, comme nous avait dit Franck, « c’est le bordel ».


Traversée du pont du Gange : la quiétude du paysage contraste avec le bordel sur le pont !

Cette règle s’applique même au plus long pont de l’Inde, 6,7 km, que nous traversons pour passer le Gange juste avant Patna. Dès les premiers jours en Inde, nous sommes frappés par les différences de développement entre le Nord de l’Inde et ce que nous avons vu de la Chine. Plus de déchets encore dans les villes, des routes en mauvais état, des coupures d’électricité de plusieurs jours. L’Inde nous parait même plus pauvre que le Népal : les gens parlent moins bien anglais, les femmes sont peu visibles dans les rues, elles semblent cantonnées au foyer familial. En Inde comme au Népal, les mariages arrangés sont la norme. Impressions de non développement que partagent également 3 françaises à vélo que nous rencontrons sur la route.

A Bankey Bazar, pour notre premier reportage, nous nous retrouvons face à la dure réalité du quotidien des Dalits. Voici des années qu’ils se mobilisent pour récupérer des terres qui leur ont bien été allouées par le gouvernement, mais on ne leur a pas donné la localisation… Dans un des villages que nous visitons avec PRAYAS, l’organisation qui nous reçoit, les hommes sont frappés d’un mystérieux mal qui les fait vieillir anormalement vite. Impossible pour eux de se marier ou d’exercer quelques activités. Nous avons senti chez les volontaires de PRAYAS, outre leur accueil chaleureux, l’envie de donner aux populations marginalisées les moyens de s’en sortir.

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posté par Tanguy, Loic, Thomas le 25/11/2009

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DynamoS'olidaire est dans la place en novembre


Notre actualite est mouvementee en ce moment :

Tout d'abord, Nous sommes toujours heureux de constater que nos reportages sont lus et utilises. Ici, un journal de l'Est de la France a repris l'une de nos photos pour parler de Ayan Mongolie. Lire l'article

ecolo info a publie le resume de notre periple himalayen, a lire ici

Notre ville nous suit. La rubrique "ils font Olivet" donne de nos nouvelles dans le magazine municipal.

Enfin, les news les plus fraiches seront pour les journaux indiens. Nous avons ete interviewes par un journaliste du Delhi news, un journal local de Bankey Bazar. L'article paraitra dans quelques jours, en Hindi.



posté par Tanguy, Thomas, Loic le 24/11/2009

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